Sommaire :
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Phylogenèse et anatomie comparée du coude - C. Oberlin,F. Teboul,C. Vacher,2
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Anatomie du coude : application aux prothèses de coude - G. Herzberg,J.C.
Rollier,A. Richard,2
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Biomécanique du coude : application aux prothèses de coude - P. Mansat,F.
Bonnel,F. Canovas,G. Captier, 3
- -
Stabilité et articulation condyloradiale - F. Duparc, 3
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Examen clinique dans la chirurgie de la prothèse totale du coude - C.
Dumontier,4
- -
Imagerie dans les prothèses de coude - F. Zeitoun,C. Dumontier,4
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Histoire des arthroplasties totales du coude - M. Rongières,4
- -
Classification des prothèses totales de coude - G. Meyer Zu Reckendorf,Y.
Allieu, 5
- -
Prothèse totale de coude de Kudo: exemple d'évolution d'une prothèse à
glissement - H. Kudo,5
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Voies d'abord du coude pour implantation prothétique - C. Fontaine,C.
Chantelot,G. Wavreille,5
- -
Évaluation des résultats après prothèse totale du coude - Y.A. De Boer,J.M.W.
Hazes,P.M. Rozing,5
- -
Épidémiologie des lésions du coude dans la polyarthrite rhumatoïde - M.
Hämäläinen,J.T. Lehtinen,6
- -
Place de la prothèse totale du coude dans le traitement de la polyarthrite
rhumatoïde - F.W. Hagena,C. Kunz, 6
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Prothèses d'épaule et du coude homolatérales dans la polyarthrite rhumatoïde -
P.M. Rozing,7
- -
Planification de la prothèse totale de coude dans la polyarthrite rhumatoïde -
W.A. Souter,7
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Prothèse de coude GSB III dans la polyarthrite rhumatoïde - N. Gschwend,B.R.
Simmen,H.K. Schwyzer,D.B. Herren, 8
- -
Prothèse de coude de Coonrad-Morrey dans la polyarthrite rhumatoïde - P.
Mansat,B.F. Morrey,8
- -
Prothèse de coude Souter-Strathclyde dans la polyarthite rhumatoïde - W.A.
Souter, 8
- -
Prothèse de coude de resurfaçage de Roper-Tuke dans la polyarthrite rhumatoïde
- G. MEYER ZU RECKENDORF,Y. ALLIEU, 9
- -
Prothèse de coude " Norway elbow system " dans la polyarthrite
rhumatoïde - F. Risung,9
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Prothèse de coude Guépar dans la polyarthrite rhumatoïde - J.Y. Alnot,B.
Augereau,P. Hardy,N. Osman,E. Masmejean,Le Groupe Guépar,Le Groupe10
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Prothèse de coude Capitellocondylar dans la polyarthrite rhumatoïde - U.
Rydholm, 10
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Prothèse de coude de Kudo dans la polyarthrite rhumatoïde - P. Gallagher,10
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Prothèse de coude de Niigata-Senami-Kyocera dans la polyarthrite rhumatoïde -
T. Hanyu, 11
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Prothèse de Coonrad-Morrey dans le coude traumatique - P. Mansat,B.F. Morrey,11
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Prothèse GSB III dans le coude traumatique - N. Gschwend,B.R. Simmen,H.K.
Schwyzer,D.B. Herren,12
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Prothèse Souter-Strathclyde dans le coude post-traumatique - W.A. Souter,12
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Prothèse de Baksi dans le coude post-traumatique - B.P. Baksi,13
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Prothèse de coude dans le coude traumatique en urgence chez le sujet âgé - B.
Lussiez,B. Coulet,M. Chammas,Y. Allieu, 13
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Prothèses de coude pour tumeur - R. Capanna,D.A. Campanacci,14
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Complications après prothèse totale de coude : revue de la littérature - G.
MEYER ZU RECKENDORF,Y. ALLIEU, 14
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Complication cutanée après prothèse totale de coude - A.C. Masquelet,P.
Valenti,M.C. Romana,15
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Complication infectieuse après prothèse totale de coude - P. MANSAT,B.F.
MORREY, 15
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Rééducation après prothèse totale de coude - M. ROMAIN, 16
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Implant de Swanson dans la fracture de tête radiale - A.L. Lluch,I.R.
Proubasta,16
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Prothèse de tête radiale à cupule flottante - T. Judet,P. Piriou,C. Garreau de
Loubresse,17
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Prothèse de tête radiale à cupule mobile Guépar - N. Graveleau,P. Hardy,J.Y.
Alnot,Y. Le Bellec,E. Masmejean,Le Groupe Guépar,Le Groupe Guépar17
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Prothèse de tête radiale métallique modulaire - G.J.W. King,18
- -
Indications, problèmes actuels et perspectives des prothèses de coude - Y.
Allieu,E. Masmejean,18
C. Oberlin ,F. Teboul,C. Vacher,
Les espèces vivantes actuelles
peuvent être classées en quatre phylums, dont les vertébrés. Ceux-ci sont
divisés en poissons et tétrapodes (20 000 espèces). L'organisation anatomique
des tétrapodes est identique (Vialleton), et
l'articulation du coude n'échappe pas à cette règle. À partir de l'Ichthyostéga (350 millions d'années), les modalités
évolutives et adaptatives sont étudiées chez les reptiles, oiseaux, mammifères.
Parmi ceux-ci sont décrits, par exemple, les caractères adaptatifs par
convergence, l'adaptation au fouissage, à la course, etc. Sont ensuite
présentées les caractéristiques morphologiques de fossiles d'anciens primates (Oligopithecus 34 millions d'années), Aegiptopithecus (Fayum). Sont ensuite envisagées les différences
morphologiques entre prosimiens et anthropoidea (platyrrhiniens et catarrhiniens), puis entre les singes supérieurs et les
hominidés (Australopithèque et genre Homo). On évoque la signification phylogénétique
du tubercule supra épicondylien médial, présent chez l'Homme actuel.
Coude - Anatomie comparée - Évolution - Phylogénèse
Pages 1-8
- Anatomie du coude : application aux prothèses de coude
- G. Herzberg,J.C. Rollier,A. Richard,
L'anatomie du coude appliquée aux
prothèses étudie l'ostéologie, les ligaments et les rapports articulaires.
L'étude ostéologique de l'humérus distal et de l'ulna proximal montre des
structures très irrégulières extérieurement et des canaux médullaires de
calibres variables ; il est nécessaire de bien connaître les repères extérieurs
pour une implantation optimale des pièces prothétiques ; la complexité de
l'ostéologie justifie les travaux de recherche pour améliorer le dessin des
implants. Les ligaments collatéraux, qu'ils soient médiaux ou latéraux,
comportent chacun un faisceau principal constant à respecter impérativement
dans les prothèses à glissement pour éviter l'instabilité. Enfin, les rapports musculotendineux et vasculaires conditionnent
respectivement les voies d'abord et les dangers de cette chirurgie.
Coude - Anatomie - Ostéologie - Ligaments
Pages 9-16
- Biomécanique du coude : application aux prothèses de
coude
- P. Mansat,F. Bonnel,F. Canovas,G. Captier,
La connaissance et la compréhension
de la biomécanique articulaire est essentielle pour la
réalisation de prothèses articulaires. Le coude est une articulation complexe,
servant de lien entre l'épaule et la main pour autoriser l'orientation du
membre dans l'espace. Il s'agit d'une articulation particulièrement sollicitée
puisque l'intensité de ces contraintes peut être élevée, pouvant atteindre de
2,5 fois à 6 fois le poids du corps ou 10 à 20 fois le poids tenu dans la main.
L'importance des contraintes au niveau du coude doit faire considérer cette articulation
comme " portante " au même titre que la hanche et le genou. La
direction de ces contraintes exercées sur l'articulation du coude lors de la
flexion est principalement antéro-postérieure, mais
également rotatoire. Ces différentes considérations doivent être prises en
compte lors de la conception et la mise en place d'une prothèse de coude.
Anatomie du coude - Biomécanique du coude - Biométrie - Tête radiale - Prothèse
de coude
Pages 17-29
- Stabilité et articulation condyloradiale
- F. Duparc,
La contribution de l'articulation condyloradiale dans la stabilité du coude met en ouvre
directement les structures osseuses de cette articulation, le capitulum et la
tête radiale qui joue un rôle essentiel de cale osseuse externe. Leurs moyens
d'union sont limités à la capsule articulaire du coude qui s'insère au pourtour
du ligament annulaire. Les différents faisceaux des ligaments collatéraux
solidarisent l'humérus et l'ulna, mais ne sont pas présents entre l'humérus et
le radius. L'équilibre du coude dans le plan frontal est en rapport avec
l'intégrité du ligament collatéral ulnaire, en association avec les éléments de
la stabilisation osseuse. Plus à distance, les structures fibreuses qui
solidarisent le radius et l'ulna, la membrane interosseuse et les ligaments radio-ulnaires distaux, ont un
rôle non négligeable. Ces éléments anatomiques sont exposés, les résultats
d'une étude expérimentale des conséquences sur la stabilité de sections
successives des éléments fibreux radio-ulnaires sont
présentés.
Tête radiale - Stabilité latérale du coude
Pages 30-37
- Examen clinique dans la chirurgie de la prothèse
totale du coude
- C. Dumontier,
L'examen clinique du coude avant
arthroplastie a un triple objectif : apprécier l'importance de la limitation
fonctionnelle, quantifier la raideur en précisant ce qui revient aux lésions articulaires et ce qui revient aux parties molles, et
surtout apprécier la qualité des ligaments qui sera déterminante dans le type
de prothèse choisie. Cet examen clinique est méthodique mais adapté selon la
pathologie. L'examen clinique d'un coude déjà opéré doit également appréhender
les difficultés techniques liées aux voies d'abord utilisées, et dépister les
lésions nerveuses, tendineuses ou osseuses qui poseront des problèmes peropératoires.
Examen clinique - Coude - Prothèse de coude - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 38-46
- Imagerie dans les prothèses de coude
- F. Zeitoun,C. Dumontier,
Toute prothèse de coude nécessite
un bilan d'imagerie avant et après l'intervention à la recherche d'éventuelles
complications (descellement). Dans la polyarthrite rhumatoïde, le bilan avant
prothèse totale de coude comporte essentiellement des radiographies standard,
de même que pour les éléments de surveillance. Dans le coude traumatique,
l'incidence spécifique de tête radiale est importante à connaître. L'arthrotomodensitométrie permet d'évaluer au mieux
l'arthrose post-traumatique.
Coude - Radiographie - Tomodensitométrie
Pages 47-54
- Histoire des arthroplasties totales du coude
- M. Rongières,
Les arthroplasties du coude sont en
fait assez récentes. Leurs indications sont passées de la tuberculose et des
infections banales à la polyarthrite et aux séquelles traumatiques. Comme pour
l'épaule et les prothèses du membre inférieur, les progrès sont venus de
l'évolution des biomatériaux et de la meilleure compréhension de la
biomécanique du coude, et pas de l'audace chirurgicale dont nos prédécesseurs
ne manquaient pas. Les progrès ont été aussi le résultat d'une réflexion menée,
comme pour Neer et l'épaule, autour des mauvais
résultats globaux des résections arthroplastiques simples, qui si elles étaient logiques pour l'infection du coude, ne l'étaient
plus pour les affections non infectieuses. Les problèmes modernes sont ceux du
choix entre prothèse semi-contrainte ou contrainte,
les soucis dépendent de la tenue de la pièce humérale, et la transmission des
contraintes à travers l'articulation prothétique. Les arthroplasties du coude
constituent un progrès essentiel dans le soulagement des arthrites et arthroses
du coude, avec des résultats fonctionnels et sur la douleur très importants,
qu'il faut promouvoir auprès de nos collègues rhumatologues. C'est l'histoire
de cette évolution qui est présentée dans cet article.
Prothèse coude - Histoire de la médecine - Arthroplastie - Résections
Pages 55-58
- Classification des prothèses totales de coude
- G. Meyer , Zu Reckendorf,Y. Allieu,
Les prothèses totales de coude
(PTC) ont été classées en deux grands groupes suivant la présence ou non d'une
charnière. Parmi les PTC sans charnière, nous avons distingué quatre
sous-groupes : les PTC de resurfaçage avec ancrage
condylien pur (Roper-Tuke, Wadsworth)
; les PTC de resurfaçage avec ancrage
centromédullaire (Capitello-condylar, Kudo) ; les PTC avec trochlée pleine et ancrage centro-médullaire (Guépar 1, Souter-Strathclyde, Norway Elbow System) ; les PTC avec implant radial (Pritchard ERS, Guépar 2). Parmi les PTC avec charnière, nous avons
distingué trois sous-groupes : les PTC à deux degrés de liberté (Pritchard Mark
2, Baksi) ; les PTC à trois degrés de liberté avec
ailerons (GSB III, Coonrad-Morrey) ; les PTC à trois
degrés de liberté sans ailerons (Triaxiale-Osteonics).
Prothèse totale de coude - Arthroplastie totale de coude - Classification
Pages 59-64
- Prothèse totale de coude de Kudo: exemple d'évolution d'une prothèse à glissement
- H. Kudo,
Depuis 1972, la prothèse de Kudo est une des premières prothèses totales de coude. Il
s'agit d'une prothèse à glissement de resurfaçage.
Les différents problèmes rencontrés ont fait modifier l'implant initial. La
dernière prothèse de type 5 comporte deux queues intramédullaires. La queue
humérale est implantée sans ciment, alors que la queue ulnaire peut être mise
sans ou avec ciment. Les résultats sont satisfaisants dans la poly-arthrite
rhumatoïde pour la douleur et la fonction.
Prothèse totale de coude - Prothèse de Kudo -
Polyarthrite rhumatoïde
Pages 65-72
- Voies d'abord du coude pour implantation prothétique
- C. Fontaine ,C. Chantelot,G. Wavreille,
Les voies d'abord pour implantation
d'une prothèse totale de coude sont toutes postérieures et traversent de façon
variable l'appareil extenseur : ténotomie en V renversé, division
longitudinale, double voie paratricipitale,
décollement sous-périosté de dedans en dehors ou de dehors en dedans, ou
section transversale du triceps. Elles ont toutes en commun la possibilité de
plusieurs installations (décubitus dorsal, ventral, latéral), l'utilisation du
garrot pneumatique, la préservation du nerf ulnaire et la résection de la tête
radiale. L'équilibre ligamentaire et les modalités de rééducation varient en
fonction des voies d'abord et des modèles de prothèses.
Coude - Voies d'abord - Arthroplastie - Prothèse
Pages 73-81
- Évaluation des résultats après prothèse totale du
coude
- Y.A. De Boer,J.M.W. Hazes,P.M. Rozing,
Le choix de la méthode idéale à
employer dans la recherche clinique sur le coude rhumatoïde dépend du but à
atteindre. Habituellement, la recherche en orthopédie, s'appuyant sur les
résultats cliniques, s'est focalisée sur l'aspect chirurgical. Toutefois, du
point de vue du patient, l'impact du traitement sur la fonction du coude est
plus important. Bien que l'évaluation et la validation des résultats ait
sensiblement progressé au cours des dernières décennies, de nombreux
chirurgiens orthopédistes s'appuient encore sur leurs propres scores
d'évaluation, dépassés et non validés. Aussi, la possibilité de réaliser des
comparaisons à partir des résultats entre des séries utilisant des techniques
chirurgicales ou des implants différents est très limitée. Ce chapitre décrit
l'état actuel de la recherche, chez des patients atteints de polyarthrite
rhumatoïde, ayant été opérés, avec une attention toute particulière sur les
résultats de la chirurgie du coude. Les résultats sont classés en tenant compte
de la classification établie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS 1980
; 1990), dans laquelle sont pris en compte à la fois des critères cliniques
objectifs et subjectifs. Une évaluation critique est faite des problèmes rencontrés
au cours de l'évaluation des résultats. De plus, les chirurgiens orthopédistes
sont incités à standardiser leurs méthodes d'évaluation dans la chirurgie du
coude rhumatoïde, et à utiliser des critères d'évaluation validés.
Résultats - Scores d'évaluation du coude - Prothèse
totale du coude - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 82-90
- Épidémiologie des lésions du coude dans la
polyarthrite rhumatoïde
- M. Hämäläinen,J.T. Lehtinen,
La fréquence des atteintes du coude
dans la polyarthrite rhumatoïde est inférieure à celle des lésions de la main,
du pied ou du poignet, et la progression de l'incidence est comparable à celle
de l'épaule. Une cohorte de 74 patients a été suivie depuis le stade d'entrée
dans la maladie rhumatoïde ; 40 % des coudes étaient symptomatiques après 3
ans, 60 % à la quinzième année. Le suivi radiologique montrait 50 % de lésions
d'évolution variable à 3 ans, sans expression clinique constante. L'incidence
des interventions chirurgicales était très faible. Ces résultats sont confrontés
à l'âge de survenue de la maladie et au délai écoulé dans la surveillance.
Coude - Polyarthrite rhumatoïde - Épidémiologie
Pages 91-94
- Place de la prothèse totale du coude dans le
traitement de la polyarthrite rhumatoïde
- F.W. Hagena,C. Kunz,
D'une façon générale, l'atteinte du
coude dans la polyarthrite rhumatoïde apparaît tardivement et son évolution est
lente avec une prévalence de 40 à 70 %. La synovectomie tardive et
l'arthroplastie d'interposition n'empêchent pas la destruction progressive et donnent
des résultats insatisfaisants dans plus de 50 % des cas. La récidive de la
douleur et de l'instabilité a largement influencé le développement des
prothèses totales de coude. La polyarthrite rhumatoïde est l'indication la plus
fréquente pour un remplacement prothétique du coude. Dans les stades tardifs 4
et 5 de destruction de Larsen, Dale, et Eek, une
arthroplastie doit être proposée. L'atteinte polyarticulaire de la maladie
rhumatoïde nécessite une programmation spécifique en termes de priorités des techniques
de reconstruction. En préopératoire, un examen clinique standardisé et un bilan
radiographique complet doivent être réalisés. Les résultats cliniques utilisant
différents types de prothèses non contraintes ou semi-contraintes sont aujourd'hui fiables dans la chirurgie de reconstruction du coude
rhumatoïde.
Prothèses totales de coude - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 95-100
- Prothèses d'épaule et du coude homolatérales dans la
polyarthrite rhumatoïde
- P.M. Rozing,
Cent soixante seize patients ont bénéficié
de l'implantation d'une prothèse de coude depuis 1982. Vingt-huit de ces
patients ont bénéficié de la mise en place d'une
prothèse d'épaule homolatérale, 41 d'une prothèse de coude controlatérale, et
15 d'une prothèse d'épaule controlatérale. L'évaluation clinique et
radiologique a été effectuée avant l'intervention, au recul de 1 an
postopératoire, puis à intervalle régulier. Parmi les 28 patients opérés d'une
arthroplastie de coude et d'épaule homolatérales, l'arthroplastie de coude a
été réalisée le plus souvent dans un premier temps, l'arthroplastie d'épaule a
été réalisée, en moyenne, 49 mois après la première intervention. Pour 11
patients, la prothèse d'épaule a été réalisée dans un premier temps, puis la
prothèse de coude a été réalisée dans un deuxième temps, avec un intervalle de
38 mois en moyenne entre ces deux interventions. L'évaluation fonctionnelle de
la prothèse d'épaule a été réalisée par le score de l'HSS.
Au niveau du coude, l'évaluation fonctionnelle a été réalisée par le score décrit
par Souter. L'évaluation clinique a été réalisée pour 21 prothèses du coude et
d'épaule homolatérales avec un recul minimal de 1 an. Après réalisation, la
majorité des patients présente un gain, tant sur l'obtention de l'indolence que
sur la mobilité. Le meilleur gain fonctionnel est obtenu pour des activités
quotidiennes telles " le port main-bouche "
ou " le soulèvement d'objets ". Le gain moyen de l'arc de flexion est
de 34 . Après arthroplastie de l'épaule, on constate
environ 50 % de douleurs résiduelles d'intensité moyenne ou modérée. Le
meilleur gain fonctionnel est obtenu pour la réalisation du " port de
charges " ou " la possibilité de se coucher sur l'épaule atteinte
". Les résultats cliniques concernant les patients ayant eu une prothèse
d'épaule controlatérale sont similaires. Les complications les plus fréquentes
concernant les prothèses de coude sont la reprise de prothèse (trois cas), de
sepsis (un cas) et de fracture ulnaire (un cas). On constate une fracture
humérale à l'extrémité de la pièce humérale prothétique du coude dans deux cas.
Après échec du traitement conservateur, une ostéo-synthèse avec vis, cerclage et greffe osseuse a été fait dans les deux cas avec malgré
tout un échec. Une queue humérale courte dans les deux prothèses est
recommandée chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde afin de
diminuer les contraintes sur le diaphyse humérale entre les extrémités des deux
implants et afin de faciliter une éventuelle reprise pour infection ou
descellement.
Épaule - Prothèse articulaire - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 101-108
- Planification de la prothèse totale de coude dans la
polyarthrite rhumatoïde
- W.A. Souter,
Afin de déterminer le moment idéal
pour réaliser une prothèse totale de coude dans le cadre d'une polyarthrite rhumatoïde le chirurgien doit tenir compte de l'activité
systémique de la maladie, du degré de destruction articulaire, des demandes
propres de chaque patient et de l'atteinte globale des membres inférieurs et
supérieurs. Dans tout programme extensif intéressant le membre supérieur, il
est fondamental que le chirurgien obtienne la confiance de son patient en
commençant par une " intervention gagnante ". Dans cette optique, il
est d'usage de commencer par le poignet. Cependant, lorsque cette chirurgie n'est
pas indiquée, l'arthroplastie totale de coude peut remplir ce rôle.
Généralement, la chirurgie du membre supérieur doit commencer de proximal en
distal. En ce qui concerne le coude, il est important d'opérer au stade
radiologique 3 ou 4 de Larsen afin d'avoir une bonne qualité osseuse permettant
une fixation correcte de l'implant. De même, dans les cas évolués avec atteinte
sévère, la limitation de la mobilité risque de grever le résultat, notamment en
ce qui concerne l'extension. Les membres inférieurs doivent être opérés en
premier. Aux membres supérieurs, le côté dominant doit être le plus souvent
traité initialement. Plusieurs interventions peuvent être réalisées
simultanément afin de diminuer le nombre d'anesthésies, les durées
d'hospitalisation et de rééducation.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Planification chirurgicale
Pages 109-113
- Prothèse de coude GSB III dans la polyarthrite
rhumatoïde
- N. Gschwend,B.R. Simmen,H.K. Schwyzer,D.B. Herren,
La prothèse totale de coude GSB III
est une prothèse semi-contrainte utilisée depuis
1978. Avec deux ailerons latéraux, elle nécessite des piliers intacts ou
reconstruits. Les résultats sont satisfaisants dans le cadre de la polyarthrite
tant sur le plan de la douleur que sur le plan de la mobilité.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse GSB III
Pages 114-119
- Prothèse de coude de Coonrad-Morrey dans la polyarthrite rhumatoïde
- P. Mansat,B.F. Morrey,
La polyarthrite rhumatoïde
représente l'indication principale de la prothèse semi-contrainte de Coonrad-Morrey, principalement dans les stades les
plus avancés, quel que soit l'état du capital osseux ou en présence d'une
instabilité majeure. Si les résultats initiaux sont souvent particulièrement
satisfaisants, ils semblent durer avec le temps. Les 78 premiers implants de Coonrad-Morrey mis en place dans le cadre d'une
polyarthrite rhumatoïde ont été revus avec un recul minimum de dix ans.
Quatre-vingt dix sept pour cent des coudes étaient indolores, avec un arc de mobilité
fonctionnel. Les résultats étaient satisfaisants dans 86 % des cas résultats.
Le taux de survie était de 94,4 % à 5 ans, 92,4 % à dix ans. Quatre
descellements ont été observés pendant cette période nécessitant une révision
dans deux cas. Dix patients sur les 78 (12,8 %) ont nécessité une reprise
chirurgicale 10 à 15 ans après l'implantation initiale.
Polyarthrite rhumatoïde - Coude rhumatoïde - Prothèse totale de coude -
Prothèse de Coonrad-Morrey
Pages 120-126
- Prothèse de coude Souter-Strathclyde dans la polyarthite rhumatoïde
- W.A. Souter,
Les objectifs de la prothèse de Souter-Strathclyde sont de reproduire aussi exactement que
possible l'anatomie normale et la biomécanique de l'articulation huméro-ulnaire et de permettre le soulagement de la
douleur, la récupération de la flexion, de la prosupination et d'une fonction globale. Le problème du descellement radiologique a été
réduit à un taux beaucoup plus acceptable. L'amplitude décevante en extension
et la fréquence élevée d'irritation ulnaire postopératoire rapportées dans
certaines séries restent des problèmes à étudier. En
cas d'atteinte rhumatoïde du coude de stade 4 ou 5, l'arthroplastie totale doit
désormais être considérée comme le traitement de choix et le système modulaire
de cet implant la rend particulièrement intéressante pour traiter l'ensemble
des pathologies possibles. L'intervention s'accompagne encore de nombreuses
complications. Il est fondamental qu'elle soit réalisée par une équipe
expérimentée afin que toute complication éventuelle puisse être traitée au plus
vite et de façon adéquate, afin de parvenir à une évolution heureuse et
durable. Bien que les résultats actuels soient encourageants, des efforts
doivent encore être réalisés pour améliorer le dessin de la prothèse, la
technique opératoire, et rechercher la meilleure adéquation de l'implant à la
pathologie présentée pour parvenir à plus de succès avec moins de
complications.
Prothèse de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse de Souter-Strathclyde
Pages 127-137
- Prothèse de coude de resurfaçage de Roper-Tuke dans
la polyarthrite rhumatoïde
- G. MEYER ZU RECKENDORF,Y. ALLIEU,
Nous avons évalué les résultats à
long terme de 20 prothèses totales de coude de Roper-Tuke implantées chez 20 patients entre 1983 et 1989. Il
s'agissait d'un coude rhumatoïde dans tous les cas. Huit patients étaient
décédés au moment de la révision. Douze patients ont pu être évalués
cliniquement et radiographiquement avec un recul moyen de 9,5 ans (8-13 ans).
Dix prothèses étaient encore en place au dernier recul. Ces 10 patients se
déclaraient améliorés par rapport à leur état préopératoire en ce qui concerne
la douleur, la fonction du membre et la mobilité articulaire. Le gain de
mobilité du coude portait surtout sur la flexion (+ 25 ) et la supination (+ 29 ). Les radiographies montraient une usure constante du
polyéthylène ulnaire avec deux descellements de l'implant ulnaire. Deux
reprises chirurgicales étaient nécessaires pour descellement aseptique. Les
complications incluent une subluxation, une fracture supracondylienne et deux
neuropathies ulnaires. Malgré quelques excellents résultats cliniques avec plus
de dix ans de recul, nous ne recommandons plus l'utilisation de ce type de
prothèses à cause du taux élevé de complications ainsi que de l'impossibilité
d'adapter cet implant en cas de perte du stock osseux.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse de Roper-Tuke
Pages 138-142
- Prothèse de coude " Norway elbow system " dans la
polyarthrite rhumatoïde
- F. Risung,
La prothèse totale de coude " Norway Elbow System " est
cimentée, non contrainte. Sa stabilité dépend de l'intégrité des ligaments
collatéraux, et elle permet une mobilité complète. Le système comporte
différentes tailles de composants, tous interchangeables. Si l'atteinte des
ligaments collatéraux est grave et rend la luxation possible, un anneau de
blocage optionnel peut transformer l'implant en prothèse semi-contrainte.
La prothèse a été utilisée en Norvège dans plus de 450 coudes rhumatoïdes, et
nous rapportons les résultats de 120 coudes étudiés prospectivement depuis
1987. La voie d'abord est postérolatérale, dissociant
le triceps, respectant au mieux les fibres musculaires et après résection
osseuse préservant les ligaments collatéraux. Les résultats sur la douleur et
la mobilité sont comparables à ceux des autres implants, mais avec moins de
complications sévères. Au recul moyen de 7,2 ans, le taux d'échecs total était
de 5 %.
Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse totale de coude - Prothèse Norway elbow system
Pages 143-149
-
Prothèse de coude Guépar dans la polyarthrite rhumatoïde
- J.Y. Alnot, B. Augereau, P. Hardy, N. Osman, E. Masmejean, Le Groupe Guépar
La prothèse de coude Guépar, prothèse à glissement peu ou pas contrainte, a été
développée en 1985 et les auteurs ont rapporté en 1995 leur expérience du 1er
modèle à propos de 40 prothèses (1986-1994) chez des patients présentant dans
le cadre de leur polyarthrite rhumatoïde des coudes douloureux, instables avec
des destructions radiologiques sévères, stade 3 à 5 de Larsen. Les résultats
sur 38 cas, car 2 échecs précoces par infection sont à déplorer, ont été, dans
83 % des cas, excellents ou bons selon le score de la Mayo Clinic.
Sur le plan biomécanique, un descellement de la pièce humérale a été noté avec
recalage et un coude indolore et mobile ne nécessitant pas de réintervention et
3 instabilités en valgus avec détérioration de la pièce ulnaire. Ces 3
instabilités en valgus ont nécessité une reprise chirurgicale avec remplacement
du composant ulnaire, plastie du plan capsulo ligamentaire médial et implant de Swanson de tête
radiale, avec 2 bons résultats et 1 moyen. Le problème de cette instabilité en
valgus notée 3 ans après la mise en place de la prothèse a fait évoluer
celle-ci et les modifications ont porté, d'une part au niveau du composant
huméral avec adjonction d'un prolongement radial, dont le but est double,
assurer une meilleure stabilité dans le plan antéropostérieur par effet de
pince et d'autre part, permettre un plan de glissement à une prothèse de tête
radiale à cupule mobile en polyéthylène. Les 17 premières prothèses mises en
place de 1994 à 1998, ont donc associée à la prothèse huméro-ulnaire une prothèse de tête radiale et les résultats avec un recul minimum de 3 ans
sont très satisfaisants avec un score de la Mayo Clinic qui passe de 21 à 80/100. La stabilité a été augmentée et aucune modification
des pièces prothétiques et aucun descellement n'a été
observé. Par ailleurs, l'abord postérieur se fait par section en V inversé du
triceps et la force d'extension a été analysée sans aucune perte
postopératoire. Nous espérons que le suivi à long terme dira le bien-fondé de
cette évolution et confirmera notre orientation avec des résultats stables dans
le temps.
Polyarthrite Rhumatoïde - Prothèse totale de coude - Prothèse de coude Guépar
Pages 150-157
- Prothèse de coude Capitellocondylar dans la polyarthrite rhumatoïde
- U. Rydholm,
La prothèse totale de coude Capitellocondylar est une prothèse non contrainte à
glissement. Elle est indiquée dans la polyarthrite rhumatoïde avec défects
osseux minimes ou modérés. Les résultats cliniques et radiologiques à moyen
terme sont excellents et le taux de reprise est très bon.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse Capitellocondylar
Pages 158-166
- Prothèse de coude de Kudo dans la polyarthrite rhumatoïde
- P. Gallagher,
Le degré de contrainte des
prothèses de coude reste controversé en fonction des différentes situations
cliniques. La prothèse de Kudo a évoluée avec les ans
vers une prothèse non contrainte de dessin anatomique avec queues
intramédullaires. Elle est faite en chrome-cobalt et
polyéthylène de haute densité. Les complications et le taux de reprise sont
faibles et le taux de survie élevé. Elle offre une amélioration significative
de la fonction par le soulagement des douleurs et l'amélioration des mobilités.
D'après les résultats présentés, elle offre une solution satisfaisante pour le
remplacement prothétique du coude rhumatoïde, même dans les destructions les
plus importantes.
Prothèse totale de coude - Prothèse de Kudo -
Polyarthrite rhumatoïde
Pages 167-171
- Prothèse de coude de Niigata-Senami-Kyocera dans la polyarthrite rhumatoïde
- T. Hanyu,
Notre but est de détailler le développement
des prothèses en alumine de type Niigata-Senami-Kyocera (NSK) conçues par nos soins en 1988, et d'évaluer le devenir des arthroplasties
totales de coude chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Les
caractéristiques de la prothèse NSK comportent une tige intramédullaire ancrée
au tiers distal du composant huméral dans un plan sagittal afin que le centre
de rotation puisse se déplacer antérieurement, rendant inutile une angulation
antérieure du composant huméral. La tige intramédullaire peut être insérée
directement dans le canal médullaire de l'humérus et fixée à la portion distale
de l'humérus. Le premier composant huméral a été réalisé en céramique d'alumine
polycristalline avec une tige en saphir. Le composant ulnaire était en polyéthylène
avec un plot en céramique. Selon les études biomécaniques, une force jusqu'à
trois fois le poids du corps est transmise à travers l'articulation du coude
lors d'activités journalières. Sur 40 cas sans ciment, l'examen radiographique
a révélé un liseré radiotransparent avec une réaction
sclérotique autour de la tige. Cependant, même si un déplacement postérieur
notable du composant huméral a été observé sur 2 coudes, aucune rupture de la
corticale postérieure n'a été retrouvée. En 1998, la tige en saphir a été
remplacée par une tige en titane recouverte d'un traitement de surface au
plasma. Avec ce nouveau système, le liseré radiotransparent n'est plus apparu autour de la tige, et des condensations périprothétiques ont été observées.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse de coude de Niigata-Senami-Kyocera
Pages 172-177
- Prothèse de Coonrad-Morrey dans le coude traumatique
- P. Mansat,B.F. Morrey,
La prothèse de coude semi-contrainte de Coonrad-Morrey,
utilisée dans la polyarthrite rhumatoïde, peut également être indiquée en
traumatologie, pour le traitement de certaines fractures récentes, ou de leurs
séquelles. Les indications du remplacement prothétique en traumatologie sont
réservées aux patients les plus âgés, de plus de 65 ans, lorsque le traitement
conventionnel n'est pas possible ou risque de compromettre le résultat final.
Si les résultats sont bons ou excellents pour les fractures récentes de
l'humérus distal, dans le cadre des arthroses post-traumatiques, un bon ou excellent
résultat n'a été obtenu que dans 83 % des cas, avec un taux de complications de
27 %. Pour les patients présentant une pseudarthrose de l'humérus distal, ou
une instabilité chronique, un résultat satisfaisant était obtenu dans 86 et 84
% des cas respectivement. Le taux de complications était respectivement de 21 %
et de 18 %. Enfin, la prothèse de Coonrad-Morrey peut
être une option thérapeutique pour les patients présentant une ankylose. La
mobilité était améliorée de 7 à 68 après l'intervention, mais le taux de
complications était élevé (50 %). La prothèse semi-contrainte de Coonrad-Morrey en traumatologie représente une
solution thérapeutique fiable pour un certain groupe de patients, permettant
d'obtenir un taux de satisfaction élevé, notamment lorsque les autres options
thérapeutiques ne sont pas réalisables. Cette technique permet en général
d'obtenir un arc fonctionnel de mobilité, le plus souvent avec un coude
indolore.
Traumatisme du coude - Pseudarthrose - Raideur - Arthrose post-traumatique -
Prothèse totale de coude - Prothèse de Coonrad-Morrey
Pages 178-185
- Prothèse GSB III dans le coude traumatique
- N. Gschwend,B.R. Simmen,H.K. Schwyzer,D.B. Herren,
La prothèse totale de coude en
traumatologie a deux indications: l'arthrose post-traumatique et la
fracture-luxation du sujet âgé. Dans le cadre de l'arthrose post-traumatique,
les complications sont plus fréquentes que dans la polyarthrite rhumatoïde et
les patients doivent donc être sélectionnés. Dans les fractures récentes, les
résultats méritent d'être évalués à plus grande échelle chez le sujet âgé.
Prothèse GBS III - Coude post-traumatique - Prothèse totale de coude
Pages 186-190
- Prothèse Souter-Strathclyde dans le coude post-traumatique
- W.A. Souter,
La possibilité d'avoir un composant
à tige extralongue sans charnière dans la gamme des
prothèses Souter-Strathclyde a permis l'utilisation
de ces implants avec succès dans la prise en charge des fractures du coude, la
prothèse pouvant s'adapter à l'importance de la perte de substance osseuse.
Dans la grande majorité des cas, la gamme de prothèses couramment disponible
suffit à résoudre le problème et c'est uniquement dans les cas, de perte de
substance massive qu'une prothèse sur mesure est nécessaire. Quand les
indications sont bien posées l'arthroplastie du coude donne des résultats
encourageants. Mais chez le travailleur manuel de force d'autres solutions
doivent être envisagées. Cette exception faite, le remplacement prothétique du
coude occupe une place grandissante dans la prise en charge de l'arthrose
post-traumatique, des pseudarthroses, des ankyloses post-traumatiques du coude,
dans tous les cas de perte de substance osseuse ou encore en cas de chirurgie
de révision chez le traumatisé. Le tableau clinique et l'atteinte fonctionnelle
sont différents dans chacune de ces pathologies et le chirurgien doit apprécier
clairement les buts du traitement et la technique la plus appropriée pour
chaque patient afin d'obtenir un résultat optimal et durable dans le temps.
Prothèse totale de coude - Arthrose post-traumatique - Prothèse de Souter-Strathclyde
Pages 191-197
- Prothèse de Baksi dans le coude post-traumatique
- B.P. Baksi,
Les séquelles post-traumatiques du
coude sont des problèmes fréquents dans tous les pays en voie de développement.
De 1984 à 1997, 88 coudes ankylosés et 16 coudes instables après traumatisme
ont été opérés par prothèse à charnière laxe de Baksi. Il y avait 57 hommes et 47 femmes, 61 côtés droits
et 43 côtés gauches. L'âge moyen des patients était de 29,5 ans (de 17 à 78
ans) et le recul moyen de 11,5 ans (2,5 à 16,5). Parmi les 88 coudes ankylosés,
77 (87,5 %) ont récupéré une mobilité moyenne de 89,5 . L'amélioration moyenne de supination était de 27 , et
de pronation de 19 . Il y a eu 72 bons résultats (81,8 %), 9 moyens (10,2 %), 2
mauvais (2,3 %) et 5 échecs (5,7 %). Les mauvais résultats étaient dus à la
survenue d'un liseré de 3-4 mm autour des queues prothétiques chez 2 patients,
les 5 échecs à une infection postopératoire avec fistule active dans 3 cas, descellement
aseptique significatif dans un cas et fracture de la tige prothétique humérale
dans un cas. Parmi les 16 coudes instables, 13 (81,2 %) ont récupéré une
mobilité moyenne et stable de 124,5 . Neuf patients
avaient une amplitude complète deflexion-extension.
L'amélioration moyenne de supination était de 28,5 , et de pronation de 19,5 . Il y a eu 13 bons résultats (81,2 %), 2 moyens (12,5
%) et 1 échec (6,3 %).Les patients avec un résultat moyen avaient une fonction
acceptable en dépit d'un liseré d'environ 3 mm. Un échec était dû à une
fracture de tige ulnaire. Au total, 16 patients ont eu des complications (15,4
%) comprenant 7 infections, 2 fractures de la tige humérale, 1 fracture de la
tige ulnaire, 2 récidives de la raideur du coude dues à des ossifications et 4
descellements aseptiques. La survenue de parésies ulnaires dans 5 cas a
toujours récupéré. Deux cas ont nécessité une révision de la prothèse : 1 cas
en raison d'un descellement précoce de la tige humérale par faute technique de
scellement et 1 autre par fracture de la tige humérale. Les patients avec
descellement ou après ablation secondaire de la prothèse ont gardé un coude
suffisamment stable, par fibrose périprothétique reliant les extrémités osseuses et restauration de la balance musculaire.
stable, par fibrose périprothétique reliant les
extrémités osseuses et restauration de la balance musculaire. La prothèse à
charnière l'axe de Baksi, bien que métallique, est biomécaniquement acceptable, ayant des surfaces de contact
réduites, et parce que le coude est une articulation non portante, sauf durant
la flexion et l'extension contre pesanteur et le lever de poids. Cette prothèse
apporte des résultats fonctionnels satisfaisants dans les séquelles
post-traumatiques du coude chez la majorité des patients, et chez les jeunes
patients à condition d'éviter les activités de force.
Arthroplastie par prothèse à charnière laxede Baksi - Séquelles post-traumatiques du coude - Prothèse de
coude
Pages 198-207
- Prothèse de coude dans le coude traumatique en urgence
chez le sujet âgé
- B. Lussiez, B. Coulet, M. Chammas, Y. Allieu,
Les fractures complexes de
l'humérus distal chez le sujet âgé posent de difficiles problèmes
thérapeutiques. L'ostéosynthèse se justifie lorsqu'elle permet un montage
stable permettant une mobilisation rapide du coude. En cas de fracture
articulaire comminutive rendant difficile, voire illusoire, une réduction
anatomique, les différents procédés d'ostéosynthèse sont souvent inefficaces
pour assurer la stabilité du montage, surtout en cas d'ostéoporose surajoutée.
Dans ces cas, l'arthroplastie totale de coude représente une alternative au
traitement fonctionnel. Ce traitement s'adresse aux fractures fermées de type
C1-3, C2 et C3 de la classification de Müller, c'est-à-dire des fractures
articulaires, comminutives de l'humérus distal, ou extra-articulaires basses ; l'implant utilisé doit permettre une fixation humérale
centromédullaire associée à une fixation épiphysaire distale. La chirurgie
prothétique du coude, difficile, nécessite une expérience suffisante souvent
acquise dans la chirurgie de la polyarthrite rhumatoïde ; la reconstruction
columnaire est réalisée par greffons épiphysaires et embrochage ; enfin la
rééducation rapide doit être étroitement surveillée, ce qui élimine les
patients aux fonctions supérieures altérées. Les premiers résultats,
prometteurs, nécessitent un recul et un nombre suffisants de patients pour
apprécier la place exacte de la prothèse totale de coude en traumatologie
d'urgence.
Prothèse totale de coude - Fracture du coude - Sujet âgé
Pages 208-213
- Prothèses de coude pour tumeur
- R. Capanna, D.A. Campanacci,
La place de l'utilisation du
remplacement prothétique du coude dans les tumeurs cancéreuses est présentée.
Les indications, le choix des techniques entre conventionnel, sur mesure ou
modulaire sont discutées sur la base de différentes situations cliniques et
considérations anatomiques. Par ailleurs, ces techniques sont comparées à
différentes options de reconstruction par les greffes autogènes, les
allogreffes ostéoarticulaires et les prothèses composites. Le taux d'infections
des prothèses massives est de 1 % dans les cas oncologiques alors qu'il monte à
11-12 % dans les cas post-traumatiques. Des techniques adaptées de couverture
des parties molles sont conseillées pour diminuer ce taux. Des atteintes
nerveuses temporaires ou définitives (nerf radial ou ulnaire) sont fréquentes
allant de 16 à 30 % des cas. Le taux de descellement varie dans la littérature
de 0 à 25 % des cas et est plus fréquent pour la tige humérale que pour la tige
ulnaire. Les indications des tiges cimentées et non cimentées sont rapportées.
Un résultat fonctionnel satisfaisant est observé dans 70 % des cas et les
mauvais résultats ont été en général dus à des complications nerveuses ou
infectieuses. Un flessum résiduel de 20 à 25 est
fréquent et une mobilité indolore de 80 en flexion-extension et de 70 en prosupination est habituelle. Les auteurs
présentent les résultats préliminaires de leur expérience avec un système
modulaire permettant la reconstruction d'un humérus entier et du coude ; une
prothèse sur mesure ; une prothèse conventionnelle avec ou sans allogreffe
(prothèse composite).
Prothèse du coude - Tumeur maligne - Tumeur bénigne - Tumeur du coude
Pages 214-224
- Complications après prothèse totale de coude : revue
de la littérature
- G. MEYER ZU RECKENDORF, Y. ALLIEU,
Les complications des prothèses
totales de coude restent fréquentes et variées. Nous avons distingué trois
catégories de complications : les complications touchant les parties molles
(peau, appareil extenseur et nerf ulnaire); les complications de la chirurgie
prothétique (fracture, descellement, instabilité et sepsis); les complications
mécaniques spécifiques à chaque implant (rupture d'implant, désassemblage,
usure du polyéthylène). Parmi les complications touchant les parties molles,
les problèmes de cicatrisation sont rapportés dans toutes les publications et
nécessitent une vigilance particulière du chirurgien lors de la phase
postopératoire, quelle que soit la voie d'abord utilisée. Les ruptures du
triceps sont l'apanage des voies d'abord transtricipitales avec plastie en V-Y et peuvent être évitées. Les
neuropathies ulnaires postopératoires sont fréquentes, mais le plus souvent
transitoires. Le rôle de la voie d'abord est controversé. Leur fréquence peut
être diminuée par une meilleure évaluation préopératoire du nerf ulnaire. Parmi
les complications de la chirurgie prothétique, les fractures de l'humérus ou de
l'ulna surviennent essentiellement en peropératoire et nécessitent une
ostéosynthèse immédiate. La fréquence du descellement aseptique varie selon le
type d'implant. Parmi les implants sans charnière, les prothèses de resurfaçage ont le taux de descellement le plus bas. Ce
taux est plus élevé pour les prothèses à trochlée pleine et celles avec
composant radial. En ce qui concerne les implants semi-contraints,
le taux de descellement à long terme de la GSBIII et de la Coonrad-Morrey reste faible dans la polyarthrite rhumatoïde (PR). L'instabilité pro thétique
se rencontre avec une fréquence variable dans toutes les séries d'implants sans
charnière. Le coude post-traumatique ainsi que le coude rhumatoïde déjà opéré représentent des facteurs favorisant l'instabilité. La
fréquence du sepsis postopératoire est actuellement chiffrée entre 4 et 5 %.
Parmi les complications mécaniques spécifiques à chaque implant, des ruptures
d'implant huméral ont été notées avec la prothèse de Kudo,
ancien modèle sans ciment. Des ruptures d'implant ulnaire sont rapportées avec
la prothèse de Coonrad-Morrey chez des patients
jeunes opérés dans le cadre de l'arthrose post-traumatique. Le désassemblage
prothétique s'est rencontré avec les prothèses Pritchard Mark 2, Triaxiale et GSBIII. L'usure du polyéthylène de la charnière prothétique
de l'implant de Coonrad-Morrey a été récemment mise
en évidence lors d'études radiographiques à moyen et long
termes.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhu matoïde - Complication postopératoire
Pages 225-231
- Complication cutanée après prothèse totale de coude
- A.C. Masquelet, P. Valenti, M.C. Romana,
Le revêtement cutané de la face
postérieure du coude est vulnérable ; les risques d'exposition d'une prothèse
totale du coude par désunion ou nécrose cutanée sont donc importants. Toute
complication cutanée doit faire l'objet d'une attitude chirurgicale active
impliquant, dans la majorité des situations, la mise en ouvre d'un procédé de
réparation des parties molles afin de sauvegarder le matériel prothétique d'une
infection massive. La prévention des complications cutanées requiert une
connaissance précise de la vascularisation de la région du coude, condition
également nécessaire pour prélever les lambeaux de recouvrement à proximité ou
à distance de l'articulation. L'arsenal des techniques permet de faire appel à
des lambeaux pédiculés dont la fiabilité est reconnue. L'existence d'une
prothèse articulaire doit faire préférer des lambeaux pédiculés prélevés à
distance pour garantir leur vascularisation et éviter un site de prélèvement en
regard de l'articulation. Trois techniques ont été retenues parmi les
nombreuses possibilités : le lambeau de la branche proximale de l'artère
radiale, le lambeau antébrachial de l'artère ulnaire et le lambeau du muscle latissimus dorsi.
Prothèse de coude - Vascularisation de la peau - Lambeau
Pages 232-240
- Complication infectieuse après prothèse totale de
coude
- P. MANSAT, B.F. MORREY,
Malgré les progrès réalisés dans la
mise en place des prothèses totales de coude, les infections restent une
complication relativement fréquente, et potentiellement catastrophique. Lorsque
le diagnostic d'infection d'une prothèse totale de coude est suspecté ou
confirmé, le traitement est focalisé sur l'intervention chirurgicale. Plusieurs
options sont possibles: le lavage et débridement avec conservation de la
prothèse, le changement en deux temps de la prothèse, le changement de
l'implant en un temps et la résection arthroplastie. L'indication sera fonction
de la durée de la symptomatologie, de l'état de scellement de l'implant, de la
bactériologie et de l'état général du patient.
Prothèse totale de coude - Complications infectieuses - Descellement - Révision
prothétique
Pages 241-245
- Rééducation après prothèse totale de coude
- M. ROMAIN,
Les principales indications des
prothèses totales de coude (PTC) sont la polyarthrite rhumatoïde (PR), la
pathologie la plus fréquente, et les destructions post-traumatiques. Les
premières entrent dans le cadre d'une stratégie globale de rééducation membre supérieur-membre inférieur-rachis et s'adressent à des patients qui ne vont pas surmener leur prothèse. Les
secondes sont en général isolées dans un membre supérieur par ailleurs sain, chez un sujet actif qui va soumettre sa prothèse à des
contraintes importantes. L'objectif de la mobilité à atteindre est 130 en
flexion, 30 en extension, 60 en pronation et 75 en supination. La rééducation
des PTC doit répondre à certaines particularités : surveiller la cicatrice
opératoire, particulièrement dans les PR, dont la peau est fragile ; laisser le
temps à la voie d'abord transtricipitale de
cicatriser pendant les trois premières semaines postopératoires durant
lesquelles la mobilisation ne dépassera pas 60 de flexion, le membre supérieur
sera placé dans une gouttière de repos à 30 de flexion entre les séances et la
nuit et le travail en extension sera passif ; lutter contre les douleurs et
l'inflammation par un traitement médical approprié et la cryothérapie ; dès que
la cicatrisation le permet, entreprendre le travail en balnéothérapie ; ne pas
solliciter le coude dans le plan frontal, surtout en valgus et éventuellement
le protéger dans une gouttière articulée (surtout pour les prothèses non
contraintes); surveiller l'intégrité du nerf ulnaire; favoriser le travail actif
plutôt que passif, du nerf ulnaire; favoriser le travail actif plutôt que
passif, déjà acquises ; la stabilité est renforcée par un travail statique, des
stabilisations rythmiques et des exercices proprioceptifs ; si des orthèses de
postures sont nécessaires pour faire évoluer un secteur limité, préférer les
orthèses statiques progressives aux orthèses dynamiques; utiliser largement le
travail en ergothérapie par des exercices de faible résistance, sollicitant la
fonction de l'ensemble du membre supérieur.
Prothèse totale de coude - Rééducation - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 246-249
- Implant de Swanson dans la fracture de tête radiale
- A.L. Lluch,I.R. Proubasta,
L'excision de la tête radiale a été
défendue pour le traitement des fractures déplacées et comminutives de la tête radiale ou du col radial. Cependant, douleurs avec diminution de la
mobilité du coude, migration proximale du radius, source de dysfonctionnement
de l'articulation radiolunaire inférieure, et
déformation progressive en valgus du coude aboutissant à une arthrose
dégénérative huméro-ulnaire sont autant de
complications possibles. Dans le but de prévenir les complications liées à
l'excision de la tête radiale, Swanson a recommandé
son remplacement par un implant en silicone en 1973. Les résultats cliniques et
radiographiques de 125 implants en silicone de tête radiale avec un recul moyen
de 13 ans (5 à 25 ans) sont présentés. Les résultats globaux ont été
satisfaisants, particulièrement sur le plan du confort postopératoire, avec la
récupération d'une mobilité satisfaisante dans des délais rapides. Les effets
de l'implant dans la prévention de la migration proximale du radius, aussi bien
que dans la prévention de la déformation en valgus du coude sont plus limités.
Ces implants sont en effet compressibles du fait de leur faible module
d'élasticité. Sept patients (6Ê%) se plaignaient de douleurs au niveau de
l'articulation radio-ulnaire inférieure par
instabilité, inégalité de longueur ou impaction ulnocarpienne.
Une incidence de 30 % de fractures des implants a été observée (25 cas) mais
cette complication n'a pas de conséquences cliniques dans la majorité des cas.
Plusieurs découvertes radiographiques de rupture ont été fortuites. Les auteurs
ont observé que la plupart des complications surviennent dans les cas avec des
lésions associées du coude et de l'avant-bras, comme une fracture de
l'extrémité proximale de l'ulna, une rupture du ligament collatéral médial ou
une déchirure de la membrane interosseuse de l'avant-bras. Pour ces cas, un implant
de tête radiale fait dans un matériel plus dur ou même une arthroplastie totale huméroradiale devraient être une meilleure solution
sur le plan biomécanique. Contrairement à l'opinion commune, les auteurs
recommandent l'utilisation d'un implant de tête radiale pour les cas sans ou
avec un minimum d'associa lésionnelle du coude et de l'avant-bras, dans la
mesure où il s'agit d'un implant sûr et fiable, provoquant peu de douleurs
postopératoires et une récupération rapide de la fonction. Sur le plan chirurgical,
l'implant en silicone flexible offre l'avantage d'une mise en place facile avec
une résection minimale du col radial et préservation du ligament annulaire.
Fracture du coude - Fracture de tête radiale- Implant en silicone - Implant de Swanson
Pages 250-256
- Prothèse de tête radiale à cupule flottante
- T. Judet,P. Piriou,C. Garreau de Loubresse,
La cupule radiale flottante (CRF) a
été conçue pour traiter les fractures de la tête radiale comminutives et non
accessibles aux ostéosynthèses. Elle rétablit la stabilité de la console
latérale du coude et autorise une rééducation précoce. La révision des 59
premiers cas implantés de 1988 à 1997 confirme son efficacité fonctionnelle et
sur les cas à plus de 4 ans de recul, sa bonne tolérance à long terme. Utilisée
dans les séquelles de fracture de la tête radiale, elle participe à
l'amélioration du rétablissement de l'anatomie et de la fonction. Les résultats
sont meilleurs lorsque l'implantation est faite en urgence dans le traumatisme
frais et elle doit être proposée toutes les fois qu'il existe des lésions
déstabilisantes associées à une fracture non reconstructible de la tête
radiale. Ces lésions déstabilisantes associées peuvent être ligamentaires :
entorse et luxation ; fracturaires : coronoïde, extrémité
supérieure de l'ulna, voire lésion de Monteggia ou d'Essex-Lopresti.
Certaines peuvent être négligées, d'autres doivent bénéficier d'une réparation
chirurgicale.
Cupule radiale flottante - Fracture de la tête radiale - Traumatisme ancien du
coude - Prothèse de tête radiale - Fracture du coude
Pages 257-263
- Prothèse de tête radiale à cupule mobile Guépar
- N. Graveleau, P. Hardy, J.Y. Alnot, Y. Le Bellec, E. Masmejean, Le Groupe Guépar
La prothèse de tête radiale à
cupule mobile Guépar est indiquée en cas de fracture
récente non ostéosynthésable de la tête radiale. En
cas de lésion ligamentaire associée, elle stabilise la colonne latérale. Les
résultats à moyen terme sur la douleur et la mobilité sont satisfaisants. Elle
offre en outre une meilleure récupération de la force chez le sujet jeune.
Enfin, elle prévient l'évolution vers l'instabilité du coude et l'ascension du
radius.
Fracture du coude - Fracture de tête radiale -Prothèse de tête radiale Guépar
Pages 264-272
- Prothèse de tête radiale métallique modulaire
- G.J.W. King,
Une prothèse de tête radiale est
indiquée dans les cas de fracture de la tête radiale non réparable
chirurgicalement associée à une luxation du coude, une lésion du ligament
collatéral médial ou une lésion de la membrane inter-osseuse.
Plusieurs études biomécaniques ont montré une meilleure résistance aux
contraintes axiales et en valgus des implants de tête radiale métallique par
rapport aux implants en silicone. Grâce à huit ans d'expérience d'un implant de
tête radiale métallique monobloc, une prothèse de tête radiale modulaire en chrome-cobalt a été développée, permettant de reproduire au
mieux l'anatomie du radius proximal. Les résultats cliniques à court terme de
cette prothèse sont prometteurs.
Fracture du coude - Prothèse de tête radiale - Fracture de tête radiale
Pages 273-278
- Indications, problèmes actuels et perspectives des
prothèses de coude
- Y. Allieu,E. Masmejean,
L'arthroplastie totale du coude
reste une intervention encore peu pratiquée. Son développement, loin de pouvoir
être comparable à celui des prothèses du membre inférieur, est en pleine
expansion. Dans le traitement du coude rhumatoïde, la prothèse totale de coude
(PTC) a fait la preuve de son efficacité et a acquis une place indiscutée. Dans
le traitement du coude traumatique, en urgence ou aux stades de séquelles, des
perspectives nouvelles s'annoncent. De nombreux modèles de PTC existent
aujourd'hui. Si les concepteurs initiaux ont respecté leur principe de prothèse
à glissement ou de prothèse semi-contrainte, les
indications deviennent éclectiques et une place pour ces deux conceptions
existe. Enfin, après fracture complexe de tête radiale avec instabilité du
coude, l'implant en silicone semble laisser la place aux prothèses de tête radiale
métallique ou, à l'avenir en pyrocarbone.
Prothèse du coude - Polyarthrite rhumatoïde - Arthrose post-traumatique -
Fracture de tête radiale
Pages 279-281
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