SOFCOT
Retour à la page d'accueil illusrations sofcot
/
/
/
/
/
spaceur
 

Conférences et enseignements

envoyer à un ami
Imprimer cette page

Cahiers d'Enseignement de la SOFCOT - AnnÉe 2001

  

Prothèses de coude

Sommaire :


- Phylogenèse et anatomie comparée du coude

C. Oberlin ,F. Teboul,C. Vacher,

Les espèces vivantes actuelles peuvent être classées en quatre phylums, dont les vertébrés. Ceux-ci sont divisés en poissons et tétrapodes (20 000 espèces). L'organisation anatomique des tétrapodes est identique (Vialleton), et l'articulation du coude n'échappe pas à cette règle. À partir de l'Ichthyostéga (350 millions d'années), les modalités évolutives et adaptatives sont étudiées chez les reptiles, oiseaux, mammifères. Parmi ceux-ci sont décrits, par exemple, les caractères adaptatifs par convergence, l'adaptation au fouissage, à la course, etc. Sont ensuite présentées les caractéristiques morphologiques de fossiles d'anciens primates (Oligopithecus 34 millions d'années), Aegiptopithecus (Fayum). Sont ensuite envisagées les différences morphologiques entre prosimiens et anthropoidea (platyrrhiniens et catarrhiniens), puis entre les singes supérieurs et les hominidés (Australopithèque et genre Homo). On évoque la signification phylogénétique du tubercule supra épicondylien médial, présent chez l'Homme actuel.
Coude - Anatomie comparée - Évolution - Phylogénèse
Pages 1-8


- Anatomie du coude : application aux prothèses de coude - G. Herzberg,J.C. Rollier,A. Richard,

L'anatomie du coude appliquée aux prothèses étudie l'ostéologie, les ligaments et les rapports articulaires. L'étude ostéologique de l'humérus distal et de l'ulna proximal montre des structures très irrégulières extérieurement et des canaux médullaires de calibres variables ; il est nécessaire de bien connaître les repères extérieurs pour une implantation optimale des pièces prothétiques ; la complexité de l'ostéologie justifie les travaux de recherche pour améliorer le dessin des implants. Les ligaments collatéraux, qu'ils soient médiaux ou latéraux, comportent chacun un faisceau principal constant à respecter impérativement dans les prothèses à glissement pour éviter l'instabilité. Enfin, les rapports musculotendineux et vasculaires conditionnent respectivement les voies d'abord et les dangers de cette chirurgie.
Coude - Anatomie - Ostéologie - Ligaments
Pages 9-16


- Biomécanique du coude : application aux prothèses de coude - P. Mansat,F. Bonnel,F. Canovas,G. Captier,

La connaissance et la compréhension de la biomécanique articulaire est essentielle pour la réalisation de prothèses articulaires. Le coude est une articulation complexe, servant de lien entre l'épaule et la main pour autoriser l'orientation du membre dans l'espace. Il s'agit d'une articulation particulièrement sollicitée puisque l'intensité de ces contraintes peut être élevée, pouvant atteindre de 2,5 fois à 6 fois le poids du corps ou 10 à 20 fois le poids tenu dans la main. L'importance des contraintes au niveau du coude doit faire considérer cette articulation comme " portante " au même titre que la hanche et le genou. La direction de ces contraintes exercées sur l'articulation du coude lors de la flexion est principalement antéro-postérieure, mais également rotatoire. Ces différentes considérations doivent être prises en compte lors de la conception et la mise en place d'une prothèse de coude.
Anatomie du coude - Biomécanique du coude - Biométrie - Tête radiale - Prothèse de coude
Pages 17-29


- Stabilité et articulation condyloradiale - F. Duparc,

La contribution de l'articulation condyloradiale dans la stabilité du coude met en ouvre directement les structures osseuses de cette articulation, le capitulum et la tête radiale qui joue un rôle essentiel de cale osseuse externe. Leurs moyens d'union sont limités à la capsule articulaire du coude qui s'insère au pourtour du ligament annulaire. Les différents faisceaux des ligaments collatéraux solidarisent l'humérus et l'ulna, mais ne sont pas présents entre l'humérus et le radius. L'équilibre du coude dans le plan frontal est en rapport avec l'intégrité du ligament collatéral ulnaire, en association avec les éléments de la stabilisation osseuse. Plus à distance, les structures fibreuses qui solidarisent le radius et l'ulna, la membrane interosseuse et les ligaments radio-ulnaires distaux, ont un rôle non négligeable. Ces éléments anatomiques sont exposés, les résultats d'une étude expérimentale des conséquences sur la stabilité de sections successives des éléments fibreux radio-ulnaires sont présentés.
Tête radiale - Stabilité latérale du coude
Pages 30-37


- Examen clinique dans la chirurgie de la prothèse totale du coude - C. Dumontier,

L'examen clinique du coude avant arthroplastie a un triple objectif : apprécier l'importance de la limitation fonctionnelle, quantifier la raideur en précisant ce qui revient aux lésions articulaires et ce qui revient aux parties molles, et surtout apprécier la qualité des ligaments qui sera déterminante dans le type de prothèse choisie. Cet examen clinique est méthodique mais adapté selon la pathologie. L'examen clinique d'un coude déjà opéré doit également appréhender les difficultés techniques liées aux voies d'abord utilisées, et dépister les lésions nerveuses, tendineuses ou osseuses qui poseront des problèmes peropératoires.
Examen clinique - Coude - Prothèse de coude - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 38-46


- Imagerie dans les prothèses de coude - F. Zeitoun,C. Dumontier,

Toute prothèse de coude nécessite un bilan d'imagerie avant et après l'intervention à la recherche d'éventuelles complications (descellement). Dans la polyarthrite rhumatoïde, le bilan avant prothèse totale de coude comporte essentiellement des radiographies standard, de même que pour les éléments de surveillance. Dans le coude traumatique, l'incidence spécifique de tête radiale est importante à connaître. L'arthrotomodensitométrie permet d'évaluer au mieux l'arthrose post-traumatique.
Coude - Radiographie - Tomodensitométrie
Pages 47-54


- Histoire des arthroplasties totales du coude - M. Rongières,

Les arthroplasties du coude sont en fait assez récentes. Leurs indications sont passées de la tuberculose et des infections banales à la polyarthrite et aux séquelles traumatiques. Comme pour l'épaule et les prothèses du membre inférieur, les progrès sont venus de l'évolution des biomatériaux et de la meilleure compréhension de la biomécanique du coude, et pas de l'audace chirurgicale dont nos prédécesseurs ne manquaient pas. Les progrès ont été aussi le résultat d'une réflexion menée, comme pour Neer et l'épaule, autour des mauvais résultats globaux des résections arthroplastiques simples, qui si elles étaient logiques pour l'infection du coude, ne l'étaient plus pour les affections non infectieuses. Les problèmes modernes sont ceux du choix entre prothèse semi-contrainte ou contrainte, les soucis dépendent de la tenue de la pièce humérale, et la transmission des contraintes à travers l'articulation prothétique. Les arthroplasties du coude constituent un progrès essentiel dans le soulagement des arthrites et arthroses du coude, avec des résultats fonctionnels et sur la douleur très importants, qu'il faut promouvoir auprès de nos collègues rhumatologues. C'est l'histoire de cette évolution qui est présentée dans cet article.
Prothèse coude - Histoire de la médecine - Arthroplastie - Résections
Pages 55-58


- Classification des prothèses totales de coude - G. Meyer , Zu Reckendorf,Y. Allieu,

Les prothèses totales de coude (PTC) ont été classées en deux grands groupes suivant la présence ou non d'une charnière. Parmi les PTC sans charnière, nous avons distingué quatre sous-groupes : les PTC de resurfaçage avec ancrage condylien pur (Roper-Tuke, Wadsworth) ; les PTC de resurfaçage avec ancrage centromédullaire (Capitello-condylar, Kudo) ; les PTC avec trochlée pleine et ancrage centro-médullaire (Guépar 1, Souter-Strathclyde, Norway Elbow System) ; les PTC avec implant radial (Pritchard ERS, Guépar 2). Parmi les PTC avec charnière, nous avons distingué trois sous-groupes : les PTC à deux degrés de liberté (Pritchard Mark 2, Baksi) ; les PTC à trois degrés de liberté avec ailerons (GSB III, Coonrad-Morrey) ; les PTC à trois degrés de liberté sans ailerons (Triaxiale-Osteonics).
Prothèse totale de coude - Arthroplastie totale de coude - Classification
Pages 59-64


- Prothèse totale de coude de Kudo: exemple d'évolution d'une prothèse à glissement - H. Kudo,

Depuis 1972, la prothèse de Kudo est une des premières prothèses totales de coude. Il s'agit d'une prothèse à glissement de resurfaçage. Les différents problèmes rencontrés ont fait modifier l'implant initial. La dernière prothèse de type 5 comporte deux queues intramédullaires. La queue humérale est implantée sans ciment, alors que la queue ulnaire peut être mise sans ou avec ciment. Les résultats sont satisfaisants dans la poly-arthrite rhumatoïde pour la douleur et la fonction.
Prothèse totale de coude - Prothèse de Kudo - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 65-72


- Voies d'abord du coude pour implantation prothétique - C. Fontaine ,C. Chantelot,G. Wavreille,

Les voies d'abord pour implantation d'une prothèse totale de coude sont toutes postérieures et traversent de façon variable l'appareil extenseur : ténotomie en V renversé, division longitudinale, double voie paratricipitale, décollement sous-périosté de dedans en dehors ou de dehors en dedans, ou section transversale du triceps. Elles ont toutes en commun la possibilité de plusieurs installations (décubitus dorsal, ventral, latéral), l'utilisation du garrot pneumatique, la préservation du nerf ulnaire et la résection de la tête radiale. L'équilibre ligamentaire et les modalités de rééducation varient en fonction des voies d'abord et des modèles de prothèses.
Coude - Voies d'abord - Arthroplastie - Prothèse
Pages 73-81


- Évaluation des résultats après prothèse totale du coude - Y.A. De Boer,J.M.W. Hazes,P.M. Rozing,

Le choix de la méthode idéale à employer dans la recherche clinique sur le coude rhumatoïde dépend du but à atteindre. Habituellement, la recherche en orthopédie, s'appuyant sur les résultats cliniques, s'est focalisée sur l'aspect chirurgical. Toutefois, du point de vue du patient, l'impact du traitement sur la fonction du coude est plus important. Bien que l'évaluation et la validation des résultats ait sensiblement progressé au cours des dernières décennies, de nombreux chirurgiens orthopédistes s'appuient encore sur leurs propres scores d'évaluation, dépassés et non validés. Aussi, la possibilité de réaliser des comparaisons à partir des résultats entre des séries utilisant des techniques chirurgicales ou des implants différents est très limitée. Ce chapitre décrit l'état actuel de la recherche, chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, ayant été opérés, avec une attention toute particulière sur les résultats de la chirurgie du coude. Les résultats sont classés en tenant compte de la classification établie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS 1980 ; 1990), dans laquelle sont pris en compte à la fois des critères cliniques objectifs et subjectifs. Une évaluation critique est faite des problèmes rencontrés au cours de l'évaluation des résultats. De plus, les chirurgiens orthopédistes sont incités à standardiser leurs méthodes d'évaluation dans la chirurgie du coude rhumatoïde, et à utiliser des critères d'évaluation validés.
Résultats - Scores d'évaluation du coude - Prothèse totale du coude - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 82-90


- Épidémiologie des lésions du coude dans la polyarthrite rhumatoïde - M. Hämäläinen,J.T. Lehtinen,

La fréquence des atteintes du coude dans la polyarthrite rhumatoïde est inférieure à celle des lésions de la main, du pied ou du poignet, et la progression de l'incidence est comparable à celle de l'épaule. Une cohorte de 74 patients a été suivie depuis le stade d'entrée dans la maladie rhumatoïde ; 40 % des coudes étaient symptomatiques après 3 ans, 60 % à la quinzième année. Le suivi radiologique montrait 50 % de lésions d'évolution variable à 3 ans, sans expression clinique constante. L'incidence des interventions chirurgicales était très faible. Ces résultats sont confrontés à l'âge de survenue de la maladie et au délai écoulé dans la surveillance.
Coude - Polyarthrite rhumatoïde - Épidémiologie
Pages 91-94


- Place de la prothèse totale du coude dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde - F.W. Hagena,C. Kunz,

D'une façon générale, l'atteinte du coude dans la polyarthrite rhumatoïde apparaît tardivement et son évolution est lente avec une prévalence de 40 à 70 %. La synovectomie tardive et l'arthroplastie d'interposition n'empêchent pas la destruction progressive et donnent des résultats insatisfaisants dans plus de 50 % des cas. La récidive de la douleur et de l'instabilité a largement influencé le développement des prothèses totales de coude. La polyarthrite rhumatoïde est l'indication la plus fréquente pour un remplacement prothétique du coude. Dans les stades tardifs 4 et 5 de destruction de Larsen, Dale, et Eek, une arthroplastie doit être proposée. L'atteinte polyarticulaire de la maladie rhumatoïde nécessite une programmation spécifique en termes de priorités des techniques de reconstruction. En préopératoire, un examen clinique standardisé et un bilan radiographique complet doivent être réalisés. Les résultats cliniques utilisant différents types de prothèses non contraintes ou semi-contraintes sont aujourd'hui fiables dans la chirurgie de reconstruction du coude rhumatoïde.
Prothèses totales de coude - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 95-100


- Prothèses d'épaule et du coude homolatérales dans la polyarthrite rhumatoïde - P.M. Rozing,

Cent soixante seize patients ont bénéficié de l'implantation d'une prothèse de coude depuis 1982. Vingt-huit de ces patients ont bénéficié de la mise en place d'une prothèse d'épaule homolatérale, 41 d'une prothèse de coude controlatérale, et 15 d'une prothèse d'épaule controlatérale. L'évaluation clinique et radiologique a été effectuée avant l'intervention, au recul de 1 an postopératoire, puis à intervalle régulier. Parmi les 28 patients opérés d'une arthroplastie de coude et d'épaule homolatérales, l'arthroplastie de coude a été réalisée le plus souvent dans un premier temps, l'arthroplastie d'épaule a été réalisée, en moyenne, 49 mois après la première intervention. Pour 11 patients, la prothèse d'épaule a été réalisée dans un premier temps, puis la prothèse de coude a été réalisée dans un deuxième temps, avec un intervalle de 38 mois en moyenne entre ces deux interventions. L'évaluation fonctionnelle de la prothèse d'épaule a été réalisée par le score de l'HSS. Au niveau du coude, l'évaluation fonctionnelle a été réalisée par le score décrit par Souter. L'évaluation clinique a été réalisée pour 21 prothèses du coude et d'épaule homolatérales avec un recul minimal de 1 an. Après réalisation, la majorité des patients présente un gain, tant sur l'obtention de l'indolence que sur la mobilité. Le meilleur gain fonctionnel est obtenu pour des activités quotidiennes telles " le port main-bouche " ou " le soulèvement d'objets ". Le gain moyen de l'arc de flexion est de 34 . Après arthroplastie de l'épaule, on constate environ 50 % de douleurs résiduelles d'intensité moyenne ou modérée. Le meilleur gain fonctionnel est obtenu pour la réalisation du " port de charges " ou " la possibilité de se coucher sur l'épaule atteinte ". Les résultats cliniques concernant les patients ayant eu une prothèse d'épaule controlatérale sont similaires. Les complications les plus fréquentes concernant les prothèses de coude sont la reprise de prothèse (trois cas), de sepsis (un cas) et de fracture ulnaire (un cas). On constate une fracture humérale à l'extrémité de la pièce humérale prothétique du coude dans deux cas. Après échec du traitement conservateur, une ostéo-synthèse avec vis, cerclage et greffe osseuse a été fait dans les deux cas avec malgré tout un échec. Une queue humérale courte dans les deux prothèses est recommandée chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde afin de diminuer les contraintes sur le diaphyse humérale entre les extrémités des deux implants et afin de faciliter une éventuelle reprise pour infection ou descellement.
Épaule - Prothèse articulaire - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 101-108


- Planification de la prothèse totale de coude dans la polyarthrite rhumatoïde - W.A. Souter,

Afin de déterminer le moment idéal pour réaliser une prothèse totale de coude dans le cadre d'une polyarthrite rhumatoïde le chirurgien doit tenir compte de l'activité systémique de la maladie, du degré de destruction articulaire, des demandes propres de chaque patient et de l'atteinte globale des membres inférieurs et supérieurs. Dans tout programme extensif intéressant le membre supérieur, il est fondamental que le chirurgien obtienne la confiance de son patient en commençant par une " intervention gagnante ". Dans cette optique, il est d'usage de commencer par le poignet. Cependant, lorsque cette chirurgie n'est pas indiquée, l'arthroplastie totale de coude peut remplir ce rôle. Généralement, la chirurgie du membre supérieur doit commencer de proximal en distal. En ce qui concerne le coude, il est important d'opérer au stade radiologique 3 ou 4 de Larsen afin d'avoir une bonne qualité osseuse permettant une fixation correcte de l'implant. De même, dans les cas évolués avec atteinte sévère, la limitation de la mobilité risque de grever le résultat, notamment en ce qui concerne l'extension. Les membres inférieurs doivent être opérés en premier. Aux membres supérieurs, le côté dominant doit être le plus souvent traité initialement. Plusieurs interventions peuvent être réalisées simultanément afin de diminuer le nombre d'anesthésies, les durées d'hospitalisation et de rééducation.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Planification chirurgicale
Pages 109-113


- Prothèse de coude GSB III dans la polyarthrite rhumatoïde - N. Gschwend,B.R. Simmen,H.K. Schwyzer,D.B. Herren,

La prothèse totale de coude GSB III est une prothèse semi-contrainte utilisée depuis 1978. Avec deux ailerons latéraux, elle nécessite des piliers intacts ou reconstruits. Les résultats sont satisfaisants dans le cadre de la polyarthrite tant sur le plan de la douleur que sur le plan de la mobilité.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse GSB III
Pages 114-119


- Prothèse de coude de Coonrad-Morrey dans la polyarthrite rhumatoïde - P. Mansat,B.F. Morrey,

La polyarthrite rhumatoïde représente l'indication principale de la prothèse semi-contrainte de Coonrad-Morrey, principalement dans les stades les plus avancés, quel que soit l'état du capital osseux ou en présence d'une instabilité majeure. Si les résultats initiaux sont souvent particulièrement satisfaisants, ils semblent durer avec le temps. Les 78 premiers implants de Coonrad-Morrey mis en place dans le cadre d'une polyarthrite rhumatoïde ont été revus avec un recul minimum de dix ans. Quatre-vingt dix sept pour cent des coudes étaient indolores, avec un arc de mobilité fonctionnel. Les résultats étaient satisfaisants dans 86 % des cas résultats. Le taux de survie était de 94,4 % à 5 ans, 92,4 % à dix ans. Quatre descellements ont été observés pendant cette période nécessitant une révision dans deux cas. Dix patients sur les 78 (12,8 %) ont nécessité une reprise chirurgicale 10 à 15 ans après l'implantation initiale.
Polyarthrite rhumatoïde - Coude rhumatoïde - Prothèse totale de coude - Prothèse de Coonrad-Morrey
Pages 120-126


- Prothèse de coude Souter-Strathclyde dans la polyarthite rhumatoïde - W.A. Souter,

Les objectifs de la prothèse de Souter-Strathclyde sont de reproduire aussi exactement que possible l'anatomie normale et la biomécanique de l'articulation huméro-ulnaire et de permettre le soulagement de la douleur, la récupération de la flexion, de la prosupination et d'une fonction globale. Le problème du descellement radiologique a été réduit à un taux beaucoup plus acceptable. L'amplitude décevante en extension et la fréquence élevée d'irritation ulnaire postopératoire rapportées dans certaines séries restent des problèmes à étudier. En cas d'atteinte rhumatoïde du coude de stade 4 ou 5, l'arthroplastie totale doit désormais être considérée comme le traitement de choix et le système modulaire de cet implant la rend particulièrement intéressante pour traiter l'ensemble des pathologies possibles. L'intervention s'accompagne encore de nombreuses complications. Il est fondamental qu'elle soit réalisée par une équipe expérimentée afin que toute complication éventuelle puisse être traitée au plus vite et de façon adéquate, afin de parvenir à une évolution heureuse et durable. Bien que les résultats actuels soient encourageants, des efforts doivent encore être réalisés pour améliorer le dessin de la prothèse, la technique opératoire, et rechercher la meilleure adéquation de l'implant à la pathologie présentée pour parvenir à plus de succès avec moins de complications.
Prothèse de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse de Souter-Strathclyde
Pages 127-137


- Prothèse de coude de resurfaçage de Roper-Tuke dans la polyarthrite rhumatoïde - G. MEYER ZU RECKENDORF,Y. ALLIEU,

Nous avons évalué les résultats à long terme de 20 prothèses totales de coude de Roper-Tuke implantées chez 20 patients entre 1983 et 1989. Il s'agissait d'un coude rhumatoïde dans tous les cas. Huit patients étaient décédés au moment de la révision. Douze patients ont pu être évalués cliniquement et radiographiquement avec un recul moyen de 9,5 ans (8-13 ans). Dix prothèses étaient encore en place au dernier recul. Ces 10 patients se déclaraient améliorés par rapport à leur état préopératoire en ce qui concerne la douleur, la fonction du membre et la mobilité articulaire. Le gain de mobilité du coude portait surtout sur la flexion (+ 25 ) et la supination (+ 29 ). Les radiographies montraient une usure constante du polyéthylène ulnaire avec deux descellements de l'implant ulnaire. Deux reprises chirurgicales étaient nécessaires pour descellement aseptique. Les complications incluent une subluxation, une fracture supracondylienne et deux neuropathies ulnaires. Malgré quelques excellents résultats cliniques avec plus de dix ans de recul, nous ne recommandons plus l'utilisation de ce type de prothèses à cause du taux élevé de complications ainsi que de l'impossibilité d'adapter cet implant en cas de perte du stock osseux.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse de Roper-Tuke
Pages 138-142


- Prothèse de coude " Norway elbow system " dans la polyarthrite rhumatoïde - F. Risung,

La prothèse totale de coude " Norway Elbow System " est cimentée, non contrainte. Sa stabilité dépend de l'intégrité des ligaments collatéraux, et elle permet une mobilité complète. Le système comporte différentes tailles de composants, tous interchangeables. Si l'atteinte des ligaments collatéraux est grave et rend la luxation possible, un anneau de blocage optionnel peut transformer l'implant en prothèse semi-contrainte. La prothèse a été utilisée en Norvège dans plus de 450 coudes rhumatoïdes, et nous rapportons les résultats de 120 coudes étudiés prospectivement depuis 1987. La voie d'abord est postérolatérale, dissociant le triceps, respectant au mieux les fibres musculaires et après résection osseuse préservant les ligaments collatéraux. Les résultats sur la douleur et la mobilité sont comparables à ceux des autres implants, mais avec moins de complications sévères. Au recul moyen de 7,2 ans, le taux d'échecs total était de 5 %.
Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse totale de coude - Prothèse Norway elbow system
Pages 143-149


- Prothèse de coude Guépar dans la polyarthrite rhumatoïde - J.Y. Alnot, B. Augereau, P. Hardy, N. Osman, E. Masmejean, Le Groupe Guépar

La prothèse de coude Guépar, prothèse à glissement peu ou pas contrainte, a été développée en 1985 et les auteurs ont rapporté en 1995 leur expérience du 1er modèle à propos de 40 prothèses (1986-1994) chez des patients présentant dans le cadre de leur polyarthrite rhumatoïde des coudes douloureux, instables avec des destructions radiologiques sévères, stade 3 à 5 de Larsen. Les résultats sur 38 cas, car 2 échecs précoces par infection sont à déplorer, ont été, dans 83 % des cas, excellents ou bons selon le score de la Mayo Clinic. Sur le plan biomécanique, un descellement de la pièce humérale a été noté avec recalage et un coude indolore et mobile ne nécessitant pas de réintervention et 3 instabilités en valgus avec détérioration de la pièce ulnaire. Ces 3 instabilités en valgus ont nécessité une reprise chirurgicale avec remplacement du composant ulnaire, plastie du plan capsulo ligamentaire médial et implant de Swanson de tête radiale, avec 2 bons résultats et 1 moyen. Le problème de cette instabilité en valgus notée 3 ans après la mise en place de la prothèse a fait évoluer celle-ci et les modifications ont porté, d'une part au niveau du composant huméral avec adjonction d'un prolongement radial, dont le but est double, assurer une meilleure stabilité dans le plan antéropostérieur par effet de pince et d'autre part, permettre un plan de glissement à une prothèse de tête radiale à cupule mobile en polyéthylène. Les 17 premières prothèses mises en place de 1994 à 1998, ont donc associée à la prothèse huméro-ulnaire une prothèse de tête radiale et les résultats avec un recul minimum de 3 ans sont très satisfaisants avec un score de la Mayo Clinic qui passe de 21 à 80/100. La stabilité a été augmentée et aucune modification des pièces prothétiques et aucun descellement n'a été observé. Par ailleurs, l'abord postérieur se fait par section en V inversé du triceps et la force d'extension a été analysée sans aucune perte postopératoire. Nous espérons que le suivi à long terme dira le bien-fondé de cette évolution et confirmera notre orientation avec des résultats stables dans le temps.
Polyarthrite Rhumatoïde - Prothèse totale de coude - Prothèse de coude Guépar
Pages 150-157


- Prothèse de coude Capitellocondylar dans la polyarthrite rhumatoïde - U. Rydholm,

La prothèse totale de coude Capitellocondylar est une prothèse non contrainte à glissement. Elle est indiquée dans la polyarthrite rhumatoïde avec défects osseux minimes ou modérés. Les résultats cliniques et radiologiques à moyen terme sont excellents et le taux de reprise est très bon.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse Capitellocondylar
Pages 158-166


- Prothèse de coude de Kudo dans la polyarthrite rhumatoïde - P. Gallagher,

Le degré de contrainte des prothèses de coude reste controversé en fonction des différentes situations cliniques. La prothèse de Kudo a évoluée avec les ans vers une prothèse non contrainte de dessin anatomique avec queues intramédullaires. Elle est faite en chrome-cobalt et polyéthylène de haute densité. Les complications et le taux de reprise sont faibles et le taux de survie élevé. Elle offre une amélioration significative de la fonction par le soulagement des douleurs et l'amélioration des mobilités. D'après les résultats présentés, elle offre une solution satisfaisante pour le remplacement prothétique du coude rhumatoïde, même dans les destructions les plus importantes.
Prothèse totale de coude - Prothèse de Kudo - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 167-171


- Prothèse de coude de Niigata-Senami-Kyocera dans la polyarthrite rhumatoïde - T. Hanyu,

Notre but est de détailler le développement des prothèses en alumine de type Niigata-Senami-Kyocera (NSK) conçues par nos soins en 1988, et d'évaluer le devenir des arthroplasties totales de coude chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Les caractéristiques de la prothèse NSK comportent une tige intramédullaire ancrée au tiers distal du composant huméral dans un plan sagittal afin que le centre de rotation puisse se déplacer antérieurement, rendant inutile une angulation antérieure du composant huméral. La tige intramédullaire peut être insérée directement dans le canal médullaire de l'humérus et fixée à la portion distale de l'humérus. Le premier composant huméral a été réalisé en céramique d'alumine polycristalline avec une tige en saphir. Le composant ulnaire était en polyéthylène avec un plot en céramique. Selon les études biomécaniques, une force jusqu'à trois fois le poids du corps est transmise à travers l'articulation du coude lors d'activités journalières. Sur 40 cas sans ciment, l'examen radiographique a révélé un liseré radiotransparent avec une réaction sclérotique autour de la tige. Cependant, même si un déplacement postérieur notable du composant huméral a été observé sur 2 coudes, aucune rupture de la corticale postérieure n'a été retrouvée. En 1998, la tige en saphir a été remplacée par une tige en titane recouverte d'un traitement de surface au plasma. Avec ce nouveau système, le liseré radiotransparent n'est plus apparu autour de la tige, et des condensations périprothétiques ont été observées.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhumatoïde - Prothèse de coude de Niigata-Senami-Kyocera
Pages 172-177


- Prothèse de Coonrad-Morrey dans le coude traumatique - P. Mansat,B.F. Morrey,

La prothèse de coude semi-contrainte de Coonrad-Morrey, utilisée dans la polyarthrite rhumatoïde, peut également être indiquée en traumatologie, pour le traitement de certaines fractures récentes, ou de leurs séquelles. Les indications du remplacement prothétique en traumatologie sont réservées aux patients les plus âgés, de plus de 65 ans, lorsque le traitement conventionnel n'est pas possible ou risque de compromettre le résultat final. Si les résultats sont bons ou excellents pour les fractures récentes de l'humérus distal, dans le cadre des arthroses post-traumatiques, un bon ou excellent résultat n'a été obtenu que dans 83 % des cas, avec un taux de complications de 27 %. Pour les patients présentant une pseudarthrose de l'humérus distal, ou une instabilité chronique, un résultat satisfaisant était obtenu dans 86 et 84 % des cas respectivement. Le taux de complications était respectivement de 21 % et de 18 %. Enfin, la prothèse de Coonrad-Morrey peut être une option thérapeutique pour les patients présentant une ankylose. La mobilité était améliorée de 7 à 68 après l'intervention, mais le taux de complications était élevé (50 %). La prothèse semi-contrainte de Coonrad-Morrey en traumatologie représente une solution thérapeutique fiable pour un certain groupe de patients, permettant d'obtenir un taux de satisfaction élevé, notamment lorsque les autres options thérapeutiques ne sont pas réalisables. Cette technique permet en général d'obtenir un arc fonctionnel de mobilité, le plus souvent avec un coude indolore.
Traumatisme du coude - Pseudarthrose - Raideur - Arthrose post-traumatique - Prothèse totale de coude - Prothèse de Coonrad-Morrey
Pages 178-185


- Prothèse GSB III dans le coude traumatique - N. Gschwend,B.R. Simmen,H.K. Schwyzer,D.B. Herren,

La prothèse totale de coude en traumatologie a deux indications: l'arthrose post-traumatique et la fracture-luxation du sujet âgé. Dans le cadre de l'arthrose post-traumatique, les complications sont plus fréquentes que dans la polyarthrite rhumatoïde et les patients doivent donc être sélectionnés. Dans les fractures récentes, les résultats méritent d'être évalués à plus grande échelle chez le sujet âgé.
Prothèse GBS III - Coude post-traumatique - Prothèse totale de coude
Pages 186-190


- Prothèse Souter-Strathclyde dans le coude post-traumatique - W.A. Souter,

La possibilité d'avoir un composant à tige extralongue sans charnière dans la gamme des prothèses Souter-Strathclyde a permis l'utilisation de ces implants avec succès dans la prise en charge des fractures du coude, la prothèse pouvant s'adapter à l'importance de la perte de substance osseuse. Dans la grande majorité des cas, la gamme de prothèses couramment disponible suffit à résoudre le problème et c'est uniquement dans les cas, de perte de substance massive qu'une prothèse sur mesure est nécessaire. Quand les indications sont bien posées l'arthroplastie du coude donne des résultats encourageants. Mais chez le travailleur manuel de force d'autres solutions doivent être envisagées. Cette exception faite, le remplacement prothétique du coude occupe une place grandissante dans la prise en charge de l'arthrose post-traumatique, des pseudarthroses, des ankyloses post-traumatiques du coude, dans tous les cas de perte de substance osseuse ou encore en cas de chirurgie de révision chez le traumatisé. Le tableau clinique et l'atteinte fonctionnelle sont différents dans chacune de ces pathologies et le chirurgien doit apprécier clairement les buts du traitement et la technique la plus appropriée pour chaque patient afin d'obtenir un résultat optimal et durable dans le temps.
Prothèse totale de coude - Arthrose post-traumatique - Prothèse de Souter-Strathclyde
Pages 191-197


- Prothèse de Baksi dans le coude post-traumatique - B.P. Baksi,

Les séquelles post-traumatiques du coude sont des problèmes fréquents dans tous les pays en voie de développement. De 1984 à 1997, 88 coudes ankylosés et 16 coudes instables après traumatisme ont été opérés par prothèse à charnière laxe de Baksi. Il y avait 57 hommes et 47 femmes, 61 côtés droits et 43 côtés gauches. L'âge moyen des patients était de 29,5 ans (de 17 à 78 ans) et le recul moyen de 11,5 ans (2,5 à 16,5). Parmi les 88 coudes ankylosés, 77 (87,5 %) ont récupéré une mobilité moyenne de 89,5 . L'amélioration moyenne de supination était de 27 , et de pronation de 19 . Il y a eu 72 bons résultats (81,8 %), 9 moyens (10,2 %), 2 mauvais (2,3 %) et 5 échecs (5,7 %). Les mauvais résultats étaient dus à la survenue d'un liseré de 3-4 mm autour des queues prothétiques chez 2 patients, les 5 échecs à une infection postopératoire avec fistule active dans 3 cas, descellement aseptique significatif dans un cas et fracture de la tige prothétique humérale dans un cas. Parmi les 16 coudes instables, 13 (81,2 %) ont récupéré une mobilité moyenne et stable de 124,5 . Neuf patients avaient une amplitude complète deflexion-extension. L'amélioration moyenne de supination était de 28,5 , et de pronation de 19,5 . Il y a eu 13 bons résultats (81,2 %), 2 moyens (12,5 %) et 1 échec (6,3 %).Les patients avec un résultat moyen avaient une fonction acceptable en dépit d'un liseré d'environ 3 mm. Un échec était dû à une fracture de tige ulnaire. Au total, 16 patients ont eu des complications (15,4 %) comprenant 7 infections, 2 fractures de la tige humérale, 1 fracture de la tige ulnaire, 2 récidives de la raideur du coude dues à des ossifications et 4 descellements aseptiques. La survenue de parésies ulnaires dans 5 cas a toujours récupéré. Deux cas ont nécessité une révision de la prothèse : 1 cas en raison d'un descellement précoce de la tige humérale par faute technique de scellement et 1 autre par fracture de la tige humérale. Les patients avec descellement ou après ablation secondaire de la prothèse ont gardé un coude suffisamment stable, par fibrose périprothétique reliant les extrémités osseuses et restauration de la balance musculaire. stable, par fibrose périprothétique reliant les extrémités osseuses et restauration de la balance musculaire. La prothèse à charnière l'axe de Baksi, bien que métallique, est biomécaniquement acceptable, ayant des surfaces de contact réduites, et parce que le coude est une articulation non portante, sauf durant la flexion et l'extension contre pesanteur et le lever de poids. Cette prothèse apporte des résultats fonctionnels satisfaisants dans les séquelles post-traumatiques du coude chez la majorité des patients, et chez les jeunes patients à condition d'éviter les activités de force.
Arthroplastie par prothèse à charnière laxede Baksi - Séquelles post-traumatiques du coude - Prothèse de coude
Pages 198-207


- Prothèse de coude dans le coude traumatique en urgence chez le sujet âgé - B. Lussiez, B. Coulet, M. Chammas, Y. Allieu,

Les fractures complexes de l'humérus distal chez le sujet âgé posent de difficiles problèmes thérapeutiques. L'ostéosynthèse se justifie lorsqu'elle permet un montage stable permettant une mobilisation rapide du coude. En cas de fracture articulaire comminutive rendant difficile, voire illusoire, une réduction anatomique, les différents procédés d'ostéosynthèse sont souvent inefficaces pour assurer la stabilité du montage, surtout en cas d'ostéoporose surajoutée. Dans ces cas, l'arthroplastie totale de coude représente une alternative au traitement fonctionnel. Ce traitement s'adresse aux fractures fermées de type C1-3, C2 et C3 de la classification de Müller, c'est-à-dire des fractures articulaires, comminutives de l'humérus distal, ou extra-articulaires basses ; l'implant utilisé doit permettre une fixation humérale centromédullaire associée à une fixation épiphysaire distale. La chirurgie prothétique du coude, difficile, nécessite une expérience suffisante souvent acquise dans la chirurgie de la polyarthrite rhumatoïde ; la reconstruction columnaire est réalisée par greffons épiphysaires et embrochage ; enfin la rééducation rapide doit être étroitement surveillée, ce qui élimine les patients aux fonctions supérieures altérées. Les premiers résultats, prometteurs, nécessitent un recul et un nombre suffisants de patients pour apprécier la place exacte de la prothèse totale de coude en traumatologie d'urgence.
Prothèse totale de coude - Fracture du coude - Sujet âgé
Pages 208-213


- Prothèses de coude pour tumeur - R. Capanna, D.A. Campanacci,

La place de l'utilisation du remplacement prothétique du coude dans les tumeurs cancéreuses est présentée. Les indications, le choix des techniques entre conventionnel, sur mesure ou modulaire sont discutées sur la base de différentes situations cliniques et considérations anatomiques. Par ailleurs, ces techniques sont comparées à différentes options de reconstruction par les greffes autogènes, les allogreffes ostéoarticulaires et les prothèses composites. Le taux d'infections des prothèses massives est de 1 % dans les cas oncologiques alors qu'il monte à 11-12 % dans les cas post-traumatiques. Des techniques adaptées de couverture des parties molles sont conseillées pour diminuer ce taux. Des atteintes nerveuses temporaires ou définitives (nerf radial ou ulnaire) sont fréquentes allant de 16 à 30 % des cas. Le taux de descellement varie dans la littérature de 0 à 25 % des cas et est plus fréquent pour la tige humérale que pour la tige ulnaire. Les indications des tiges cimentées et non cimentées sont rapportées. Un résultat fonctionnel satisfaisant est observé dans 70 % des cas et les mauvais résultats ont été en général dus à des complications nerveuses ou infectieuses. Un flessum résiduel de 20 à 25 est fréquent et une mobilité indolore de 80 en flexion-extension et de 70 en prosupination est habituelle. Les auteurs présentent les résultats préliminaires de leur expérience avec un système modulaire permettant la reconstruction d'un humérus entier et du coude ; une prothèse sur mesure ; une prothèse conventionnelle avec ou sans allogreffe (prothèse composite).
Prothèse du coude - Tumeur maligne - Tumeur bénigne - Tumeur du coude
Pages 214-224


- Complications après prothèse totale de coude : revue de la littérature - G. MEYER ZU RECKENDORF, Y. ALLIEU,

Les complications des prothèses totales de coude restent fréquentes et variées. Nous avons distingué trois catégories de complications : les complications touchant les parties molles (peau, appareil extenseur et nerf ulnaire); les complications de la chirurgie prothétique (fracture, descellement, instabilité et sepsis); les complications mécaniques spécifiques à chaque implant (rupture d'implant, désassemblage, usure du polyéthylène). Parmi les complications touchant les parties molles, les problèmes de cicatrisation sont rapportés dans toutes les publications et nécessitent une vigilance particulière du chirurgien lors de la phase postopératoire, quelle que soit la voie d'abord utilisée. Les ruptures du triceps sont l'apanage des voies d'abord transtricipitales avec plastie en V-Y et peuvent être évitées. Les neuropathies ulnaires postopératoires sont fréquentes, mais le plus souvent transitoires. Le rôle de la voie d'abord est controversé. Leur fréquence peut être diminuée par une meilleure évaluation préopératoire du nerf ulnaire. Parmi les complications de la chirurgie prothétique, les fractures de l'humérus ou de l'ulna surviennent essentiellement en peropératoire et nécessitent une ostéosynthèse immédiate. La fréquence du descellement aseptique varie selon le type d'implant. Parmi les implants sans charnière, les prothèses de resurfaçage ont le taux de descellement le plus bas. Ce taux est plus élevé pour les prothèses à trochlée pleine et celles avec composant radial. En ce qui concerne les implants semi-contraints, le taux de descellement à long terme de la GSBIII et de la Coonrad-Morrey reste faible dans la polyarthrite rhumatoïde (PR). L'instabilité pro thétique se rencontre avec une fréquence variable dans toutes les séries d'implants sans charnière. Le coude post-traumatique ainsi que le coude rhumatoïde déjà opéré représentent des facteurs favorisant l'instabilité. La fréquence du sepsis postopératoire est actuellement chiffrée entre 4 et 5 %. Parmi les complications mécaniques spécifiques à chaque implant, des ruptures d'implant huméral ont été notées avec la prothèse de Kudo, ancien modèle sans ciment. Des ruptures d'implant ulnaire sont rapportées avec la prothèse de Coonrad-Morrey chez des patients jeunes opérés dans le cadre de l'arthrose post-traumatique. Le désassemblage prothétique s'est rencontré avec les prothèses Pritchard Mark 2, Triaxiale et GSBIII. L'usure du polyéthylène de la charnière prothétique de l'implant de Coonrad-Morrey a été récemment mise en évidence lors d'études radiographiques à moyen et long termes.
Prothèse totale de coude - Polyarthrite rhu matoïde - Complication postopératoire
Pages 225-231


- Complication cutanée après prothèse totale de coude - A.C. Masquelet, P. Valenti, M.C. Romana,

Le revêtement cutané de la face postérieure du coude est vulnérable ; les risques d'exposition d'une prothèse totale du coude par désunion ou nécrose cutanée sont donc importants. Toute complication cutanée doit faire l'objet d'une attitude chirurgicale active impliquant, dans la majorité des situations, la mise en ouvre d'un procédé de réparation des parties molles afin de sauvegarder le matériel prothétique d'une infection massive. La prévention des complications cutanées requiert une connaissance précise de la vascularisation de la région du coude, condition également nécessaire pour prélever les lambeaux de recouvrement à proximité ou à distance de l'articulation. L'arsenal des techniques permet de faire appel à des lambeaux pédiculés dont la fiabilité est reconnue. L'existence d'une prothèse articulaire doit faire préférer des lambeaux pédiculés prélevés à distance pour garantir leur vascularisation et éviter un site de prélèvement en regard de l'articulation. Trois techniques ont été retenues parmi les nombreuses possibilités : le lambeau de la branche proximale de l'artère radiale, le lambeau antébrachial de l'artère ulnaire et le lambeau du muscle latissimus dorsi.
Prothèse de coude - Vascularisation de la peau - Lambeau
Pages 232-240


- Complication infectieuse après prothèse totale de coude - P. MANSAT, B.F. MORREY,

Malgré les progrès réalisés dans la mise en place des prothèses totales de coude, les infections restent une complication relativement fréquente, et potentiellement catastrophique. Lorsque le diagnostic d'infection d'une prothèse totale de coude est suspecté ou confirmé, le traitement est focalisé sur l'intervention chirurgicale. Plusieurs options sont possibles: le lavage et débridement avec conservation de la prothèse, le changement en deux temps de la prothèse, le changement de l'implant en un temps et la résection arthroplastie. L'indication sera fonction de la durée de la symptomatologie, de l'état de scellement de l'implant, de la bactériologie et de l'état général du patient.
Prothèse totale de coude - Complications infectieuses - Descellement - Révision prothétique
Pages 241-245


- Rééducation après prothèse totale de coude - M. ROMAIN,

Les principales indications des prothèses totales de coude (PTC) sont la polyarthrite rhumatoïde (PR), la pathologie la plus fréquente, et les destructions post-traumatiques. Les premières entrent dans le cadre d'une stratégie globale de rééducation membre supérieur-membre inférieur-rachis et s'adressent à des patients qui ne vont pas surmener leur prothèse. Les secondes sont en général isolées dans un membre supérieur par ailleurs sain, chez un sujet actif qui va soumettre sa prothèse à des contraintes importantes. L'objectif de la mobilité à atteindre est 130 en flexion, 30 en extension, 60 en pronation et 75 en supination. La rééducation des PTC doit répondre à certaines particularités : surveiller la cicatrice opératoire, particulièrement dans les PR, dont la peau est fragile ; laisser le temps à la voie d'abord transtricipitale de cicatriser pendant les trois premières semaines postopératoires durant lesquelles la mobilisation ne dépassera pas 60 de flexion, le membre supérieur sera placé dans une gouttière de repos à 30 de flexion entre les séances et la nuit et le travail en extension sera passif ; lutter contre les douleurs et l'inflammation par un traitement médical approprié et la cryothérapie ; dès que la cicatrisation le permet, entreprendre le travail en balnéothérapie ; ne pas solliciter le coude dans le plan frontal, surtout en valgus et éventuellement le protéger dans une gouttière articulée (surtout pour les prothèses non contraintes); surveiller l'intégrité du nerf ulnaire; favoriser le travail actif plutôt que passif, du nerf ulnaire; favoriser le travail actif plutôt que passif, déjà acquises ; la stabilité est renforcée par un travail statique, des stabilisations rythmiques et des exercices proprioceptifs ; si des orthèses de postures sont nécessaires pour faire évoluer un secteur limité, préférer les orthèses statiques progressives aux orthèses dynamiques; utiliser largement le travail en ergothérapie par des exercices de faible résistance, sollicitant la fonction de l'ensemble du membre supérieur.
Prothèse totale de coude - Rééducation - Polyarthrite rhumatoïde
Pages 246-249


- Implant de Swanson dans la fracture de tête radiale - A.L. Lluch,I.R. Proubasta,

L'excision de la tête radiale a été défendue pour le traitement des fractures déplacées et comminutives de la tête radiale ou du col radial. Cependant, douleurs avec diminution de la mobilité du coude, migration proximale du radius, source de dysfonctionnement de l'articulation radiolunaire inférieure, et déformation progressive en valgus du coude aboutissant à une arthrose dégénérative huméro-ulnaire sont autant de complications possibles. Dans le but de prévenir les complications liées à l'excision de la tête radiale, Swanson a recommandé son remplacement par un implant en silicone en 1973. Les résultats cliniques et radiographiques de 125 implants en silicone de tête radiale avec un recul moyen de 13 ans (5 à 25 ans) sont présentés. Les résultats globaux ont été satisfaisants, particulièrement sur le plan du confort postopératoire, avec la récupération d'une mobilité satisfaisante dans des délais rapides. Les effets de l'implant dans la prévention de la migration proximale du radius, aussi bien que dans la prévention de la déformation en valgus du coude sont plus limités. Ces implants sont en effet compressibles du fait de leur faible module d'élasticité. Sept patients (6Ê%) se plaignaient de douleurs au niveau de l'articulation radio-ulnaire inférieure par instabilité, inégalité de longueur ou impaction ulnocarpienne. Une incidence de 30 % de fractures des implants a été observée (25 cas) mais cette complication n'a pas de conséquences cliniques dans la majorité des cas. Plusieurs découvertes radiographiques de rupture ont été fortuites. Les auteurs ont observé que la plupart des complications surviennent dans les cas avec des lésions associées du coude et de l'avant-bras, comme une fracture de l'extrémité proximale de l'ulna, une rupture du ligament collatéral médial ou une déchirure de la membrane interosseuse de l'avant-bras. Pour ces cas, un implant de tête radiale fait dans un matériel plus dur ou même une arthroplastie totale huméroradiale devraient être une meilleure solution sur le plan biomécanique. Contrairement à l'opinion commune, les auteurs recommandent l'utilisation d'un implant de tête radiale pour les cas sans ou avec un minimum d'associa lésionnelle du coude et de l'avant-bras, dans la mesure où il s'agit d'un implant sûr et fiable, provoquant peu de douleurs postopératoires et une récupération rapide de la fonction. Sur le plan chirurgical, l'implant en silicone flexible offre l'avantage d'une mise en place facile avec une résection minimale du col radial et préservation du ligament annulaire.
Fracture du coude - Fracture de tête radiale- Implant en silicone - Implant de Swanson
Pages 250-256


- Prothèse de tête radiale à cupule flottante - T. Judet,P. Piriou,C. Garreau de Loubresse,

La cupule radiale flottante (CRF) a été conçue pour traiter les fractures de la tête radiale comminutives et non accessibles aux ostéosynthèses. Elle rétablit la stabilité de la console latérale du coude et autorise une rééducation précoce. La révision des 59 premiers cas implantés de 1988 à 1997 confirme son efficacité fonctionnelle et sur les cas à plus de 4 ans de recul, sa bonne tolérance à long terme. Utilisée dans les séquelles de fracture de la tête radiale, elle participe à l'amélioration du rétablissement de l'anatomie et de la fonction. Les résultats sont meilleurs lorsque l'implantation est faite en urgence dans le traumatisme frais et elle doit être proposée toutes les fois qu'il existe des lésions déstabilisantes associées à une fracture non reconstructible de la tête radiale. Ces lésions déstabilisantes associées peuvent être ligamentaires : entorse et luxation ; fracturaires : coronoïde, extrémité supérieure de l'ulna, voire lésion de Monteggia ou d'Essex-Lopresti. Certaines peuvent être négligées, d'autres doivent bénéficier d'une réparation chirurgicale.
Cupule radiale flottante - Fracture de la tête radiale - Traumatisme ancien du coude - Prothèse de tête radiale - Fracture du coude
Pages 257-263


- Prothèse de tête radiale à cupule mobile Guépar - N. Graveleau, P. Hardy, J.Y. Alnot, Y. Le Bellec, E. Masmejean, Le Groupe Guépar

La prothèse de tête radiale à cupule mobile Guépar est indiquée en cas de fracture récente non ostéosynthésable de la tête radiale. En cas de lésion ligamentaire associée, elle stabilise la colonne latérale. Les résultats à moyen terme sur la douleur et la mobilité sont satisfaisants. Elle offre en outre une meilleure récupération de la force chez le sujet jeune. Enfin, elle prévient l'évolution vers l'instabilité du coude et l'ascension du radius.
Fracture du coude - Fracture de tête radiale -Prothèse de tête radiale Guépar
Pages 264-272


- Prothèse de tête radiale métallique modulaire - G.J.W. King,

Une prothèse de tête radiale est indiquée dans les cas de fracture de la tête radiale non réparable chirurgicalement associée à une luxation du coude, une lésion du ligament collatéral médial ou une lésion de la membrane inter-osseuse. Plusieurs études biomécaniques ont montré une meilleure résistance aux contraintes axiales et en valgus des implants de tête radiale métallique par rapport aux implants en silicone. Grâce à huit ans d'expérience d'un implant de tête radiale métallique monobloc, une prothèse de tête radiale modulaire en chrome-cobalt a été développée, permettant de reproduire au mieux l'anatomie du radius proximal. Les résultats cliniques à court terme de cette prothèse sont prometteurs.
Fracture du coude - Prothèse de tête radiale - Fracture de tête radiale
Pages 273-278


- Indications, problèmes actuels et perspectives des prothèses de coude - Y. Allieu,E. Masmejean,

L'arthroplastie totale du coude reste une intervention encore peu pratiquée. Son développement, loin de pouvoir être comparable à celui des prothèses du membre inférieur, est en pleine expansion. Dans le traitement du coude rhumatoïde, la prothèse totale de coude (PTC) a fait la preuve de son efficacité et a acquis une place indiscutée. Dans le traitement du coude traumatique, en urgence ou aux stades de séquelles, des perspectives nouvelles s'annoncent. De nombreux modèles de PTC existent aujourd'hui. Si les concepteurs initiaux ont respecté leur principe de prothèse à glissement ou de prothèse semi-contrainte, les indications deviennent éclectiques et une place pour ces deux conceptions existe. Enfin, après fracture complexe de tête radiale avec instabilité du coude, l'implant en silicone semble laisser la place aux prothèses de tête radiale métallique ou, à l'avenir en pyrocarbone.
Prothèse du coude - Polyarthrite rhumatoïde - Arthrose post-traumatique - Fracture de tête radiale
Pages 279-281

  •  Haut de page
  • spaceur
     
    Accueil   mentions légales   Mentions légales    mentions légales   Boîte à outils   mentions légales   Contacts
    SO.F.C.O.T. - 56 rue Boissonade - 75014 Paris - Tél : +33 (0)1 43 22 47 54 - Fax : +33 (0)1 43 22 46 70 - E-mail : - Site réalisé par CYIM © 2006
    spaceur
    SO.F.C.O.T. - 56 rue Boissonade - 75014 Paris - Tél : +33 (0)1 43 22 47 54 - Fax : +33 (0)1 43 22 46 70
    spaceur