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Conférences et enseignements

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Chirurgie endoscopique du rachis

  

Imagerie diagnostique et thérapeutique percutanée du rachis

Auteurs : B. ROGER F. BREITTMAYER P. THELEN L. BESSIS M. TORDEUR

Résumé : Le choix des indications de l'imagerie diagnostique et thérapeutique percutanée du rachis nécessite une discussion pluridisciplinaire du dossier du patient. Les principes généraux concernant la préparation du patient sont tout d'abord développés ainsi que les différents matériels utilisés et les méthodes de guidage avec leurs avantages, leurs inconvénients et leurs indications. Les différentes techniques d'imagerie diagnostique, puis thérapeutique, sont ensuite présentées en précisant, pour chacune d'elles, les grands principes de leur réalisation.
Rachis - Imagerie diagnostique - Imagerie thérapeutique - Biopsie - Infiltration
Pages : 5 à 14

Vertébroplasties acryliques. Technique, complications, indications, résultats

Auteurs : J. CHIRAS

Résumé : La vertébroplastie percutanée est une technique de radiologie interventionnelle consistant à injecter par voie percutanée du ciment acrylique dans une vertèbre pathologique, pour obtenir un effet antalgique et une consolidation de la vertèbre. Ce geste est réalisé sous neuroleptanalgésie. L'abord cervical se fait par voie antéro-latérale. Au niveau du rachis dorsal ou lombaire, la voie d'abord utilisée habituellement est la voie trans-pédiculaire, la voie postérolatérale étant réservée à ces contre-indications. Les incidents techniques sont fréquents, mais habituellement asymptomatiques. Les plus fréquents sont les fuites veineuses extra ou intra-rachidiennes, les fuites discales et les fuites dans les parties molles. Ces dernières peuvent survenir soit sur le trajet de ponction, soit au niveau d'une zone de rupture corticale. Les complications locales sont très rares : la survenue d'un déficit neurologique ou d'une infection sont exceptionnels, les radiculalgies sont plus fréquentes (3,7 % des cas). La fréquence des complications dépend de la nature du processus pathologique : 1,3 % dans les tassements ostéoporotiques, 2,5 % dans les angiomes vertébraux, 10 % dans les métastases rachidiennes. Les indications concernent les angiomes vertébraux symptomatiques, les tassements ostéoporotiques résistant au traitement ou survenant chez des sujets présentant des risques de survenue de complications de décubitus et les métastases rachidiennes, soit pour obtenir un effet antalgique, soit pour consolider le segment antérieur de la vertèbre isolément ou en association avec la radiothérapie ou la chirurgie.
Vertébroplastie percutanée - Radiologie interventionnelle - Vertèbre - Métastase - Fracture ostéoporotique - Angiomes vertébraux
Pages : 15 à 22

Visée du pédicule vertébral assistée par ordinateur

Auteurs : P. MERLOZ J. TONETTI A. EID C. FAURE S. LAVALLÉE J. TROCCAZ

Résumé : Les complications liées à l'implantation des vis pédiculaires sont le plus souvent neurologiques ou vasculaires. Les publications concernant ce sujet ont montré que le pourcentage de vis non strictement intrapédiculaires variait entre 15 et 40 %. De façon à augmenter la précision du vissage pédiculaire, une nouvelle technique associant l'imagerie tomodensitométrique pré-opératoire et un système de navigation passive peropératoire est proposée. Des algorithmes de fusion d'images sont utilisés pour aligner les informations numériques du modèle vertébral préopératoire à l'aide d'outils spécifiques munis de diodes et d'un localisateur optique tridimensionnel. Les images et les trajectoires optimales des vis sont ainsi replacées dans le site opératoire. Les outils de forage des pédicules peuvent être visualisés en temps réel sur le modèle tomodensitométrique pré-opératoire permettant ainsi une véritable assistance passive. Quarante vis pédiculaires ont été insérées sur des vertèbres lombaires et thoraciques (de T11 à L5) dans des cas de fracture du rachis ou pour le traitement d'une pathologie dégénérative sans déformation rachidienne. La position des vis a été contrôlée en postopératoire à l'aide d'un examen tomodensitométrique. À l'aide de la technique d'assistance informatisée, on constate que 8 % des vis insérées ne sont pas strictement intrapédiculaires (perforation du pédicule inférieure ou égale à 2 mm) alors que 43 % des vis ne sont pas strictement intrapédiculaires lorsqu'elles sont implantées avec la technique conventionnelle (implantation manuelle). Les erreurs d'acquisition des images tomodensitométriques préopératoires ou les erreurs d'acquisition des informations numériques en peropératoire permettent d'expliquer le taux relatif d'échecs obtenus (8 %). Celui-ci n'est en aucune façon lié à la technique et apparaît étroitement opérateur dépendant. Ces résultats démontrent clairement que la technique d'assistance informatisée fournit une sécurité et une précision bien meilleures que la technique conventionnelle (insertion manuelle).
Chirurgie vertébrale - Vis pédiculaires - Chirurgie orthopédique assistée par ordinateur - Gestes médico-chirurgicaux assistés par ordinateur - Navigation chirurgicale - Fusion d'images numériques
Pages : 23 à 31

Nucléoplastie intersomatique : concept, cahier des charges et étude expérimentale

Auteurs : J.L. HUSSON N. SCHARER J.L. POLARD S. FREUDIGER

Résumé : Le but du projet est de mettre au point un matériel pour réduire les lombalgies postdiscectomie par remplacement du seul nucléus pulposus (nucléoplastie) postnucléotomie immédiate. Cette " nucléoplastie " doit posséder les propriétés suivantes : incompressibilité, élasticité, capacité d'absorption de charges cycliques permanentes dans différentes directions, absence d'axe mécanique et de centre de rotation fixe, remplissage optimal de la cavité créée sans favoriser de prolapsus discal ou d'expulsion. Le cahier des charges de ce matériel non spécifiques : produit biocompatible (normes de la Food and Drug Administration), stable pendant la durée de vie de l'implant et fonctionnel à court et à long terme ; spécifiques : emploi de polyuréthane élastique pratiquement incompressible résistant à des contraintes très élevées de pression, de traction, de cisaillement, à la fatigue et à la déchirure après entaillage. L'implant présente la forme d'une " spirale enroulable à mémoire " sans axe fixe ni diamètre défini adaptable in situ au volume vide créé par la nucléotomie et d'ablation aisée. Ce matériel résiste à l'effondrement et à l'expulsion grâce à sa grande surface de contact. La restauration de pression interne annulaire assure un ancrage direct s'opposant à sa migration et fermant le pertuis opératoire. Cette spirale est fabriquée en polycarbonate uréthane " Sulène - PCU " (Sulzer) dont la bonne histocompatibilité en site intradiscal a été prouvée par la présente étude à l'aide de nécessaires essais animaliers (absence de possibilité de comparaison aux règles de l'art). Pour validation, ces travaux préliminaires exigent une confrontation à notre expérience clinique humaine débutante.
Discectomie - Lombalgies postopératoires - Nucléoplastie
Pages : 32 à 39

Traitement chirurgical des disques lombaires par endoscopie transforaminale. Technique, indications, résultats préliminaires

Auteurs : W. SIEBERT J. KAISER M. ABESSER

Résumé : L'exérèse de la hernie discale par endoscopie transforaminale est une technique percutanée relativement nouvelle, peu invasive, utilisée dans le traitement des saillies discales. De nombreuses hernies, avec ou sans séquestration, peuvent être traitées par cette technique. Nous décrivons les indications et contre-indications, ainsi que la technique en elle-même. De janvier 1995 à août 1997, 56 patients souffrant d'un prolapsus d'un disque intervertébral situé entre les étages L3 et S1 ont été traités. Grâce à la maîtrise progressive de la technique d'anesthésie rachidienne, le traitement a été effectué sous anesthésie locale. Nos résultats montrent que cette technique opératoire s'avère efficace dans le traitement des saillies discales. Il s'agit en effet d'une technique bien ciblée pour ce type d'atteinte. Le tissu sain est conservé et le risque de fibrose postopératoire serait réduit. Il est possible d'ajouter à cette technique l'utilisation du laser (Holmium YAG) pour l'hémostase et l'ablation des tissus.
Hernie discale - Endoscopie transforaminale
Pages : 40 à 46

Historique de la thoracoscopie

Auteurs : J. AZORIN M. NANA

Résumé : L'avènement actuel de la chirurgie thoracique vidéo-assistée constitue le résultat d'un long chemin de recherche médicale et de développement des techniques d'exploration endoscopiques du thorax. L'ère de la thoracoscopie a été commencée avec H.C. Jacobeus qui a réalisé en 1910, chez l'homme, pour la première fois, la section des brides pleurales sous contrôle thoracoscopique, le pneumothorax artificiel utilisé dans le traitement de la tuberculose pulmonaire étant souvent incomplet à cause des adhérences pleurales. Depuis et jusqu'à récemment, la pleuroscopie a eu une vocation médicale, car utilisée par les pneumologues pour des indications diagnostiques, celles à visée thérapeutique étant réservées surtout aux pleurésies et au pneumothorax. Sous l'essor de l'arrivée de la vidéo-endoscopie, la vidéo-thoracoscopie chirurgicale a vu ses indications s'élargir, facilitant le développement de techniques de plus en plus difficiles, spécialement dans le domaine du traitement des pneumothorax, des pleurésies et des sympathectomies thoraciques. Concernant le diagnostic des pneumopathies interstitielles, du cancer bronchopulmonaire, des tumeurs médiastinales, des péricardites, des dilatations des bronches, une série de nouvelles interventions sont réalisables actuellement en chirurgie thoracique vidéo-assistée. L'appoint de la vidéo-thoracoscopie permet de diminuer le caractère invasif des thoracotomies et des sternotomies classiques. D'une manière identique, la vidéo-médiastinoscopie et la péricardoscopie, rendent possible l'accomplissement des gestes diagnostiques et surtout thérapeutiques de plus en plus complexes et performants.
Vidéothoracoscopie chirurgicale - Chirurgie thoracique vidéo-assistée - Vidéomédiastinoscopie - Péricardoscopie
Pages : 47 à 60

Principes de base de la chirurgie endoscopique du rachis thoracique par thoracoscopie

Auteurs : J.P. BÉNAZET C. SAMAHA G. SAILLANT F. LAUDE

Résumé : Les progrès de la chirurgie endoscopique ont été importants depuis 1807. Depuis le traitement de la tuberculose, d'autres possibilités sont apparues. Le geste chirurgical thoracoscopique nécessite une intubation sélective, avec exclusion pulmonaire. Outre la caméra et l'endoscope, des instruments spécifiques sont utilisés, permettant par des abords de 5 à 20 mm de réaliser l'ensemble des gestes chirurgicaux souhaités. Deux principes doivent être respectés : le positionnement de l'opérateur par rapport à la caméra, au patient et au vidéo-moniteur et le principe de triangulation. Le patient est installé en décubitus latéral, les voies d'abord dépendront du niveau lésionnel. Au niveau du rachis thoracique haut, l'abord se fera préférentiellement par des trocarts positionnés sur l'hémithorax droit, la visée et les gestes opératoires n'étant pas gênés par l'aorte. Au niveau du rachis thoracique moyen (T6 à T10), on préférera l'abord par voie gauche, l'aorte n'étant plus au contact de la face antérolatérale du rachis, mais de sa partie antérieure. Au niveau du rachis thoracique inférieur, les trocarts seront positionnés à gauche car l'aorte est franchement antérieure par rapport au corps vertébral. Les indications concernent des gestes diagnostiques, en particulier biopsie et ponction d'abcès, et des gestes thérapeutiques : excision discale, synthèse pour fracture, corporectomie pour cal vicieux ou tumeur, section discale, libération antérieure pour scoliose. Les bénéfices sont importants au plan de la réduction de la durée d'hospitalisation, de l'aspect esthétique, de la diminution des douleurs par rapport à un geste de thoracotomie classique.
Thoracoscopie et voies d'abord - Endoscopie du rachis
Pages : 61 à 69

Positionnement des trocarts et stratégie des voies d'abord en thoracoscopie

Auteurs : J.P. BÉNAZET J.Y. LAZENNEC C. SAMAHA F. LAUDE

Résumé : Du bon positionnement des trocarts dépendra la facilité de la réalisation de la thoracoscopie qui répond à un double but : explorer et traiter. Le positionnement de ces trocarts varie en fonction de plusieurs éléments : niveau lésionnel, pathologie à traiter, situation de la lésion par rapport à la vertèbre. Au niveau du rachis thoracique haut, l'abord se fera préférentiellement par des trocarts positionnés sur l'hémithorax droit, la visée et les gestes opératoires n'étant pas gênés par l'aorte. Au niveau du rachis thoracique moyen (T6 à T10), on préférera l'abord par voie gauche, l'aorte n'étant plus au contact de la face antéro-latérale du rachis, mais de sa partie antérieure. Au niveau du rachis thoracique inférieur, les trocarts seront positionnés à gauche car l'aorte est franchement antérieure par rapport au corps vertébral. S'il faut descendre en L1, voire L2, l'abord par thoracoscopie est possible mais il faut parfois combiner à l'abord thoracique un abord laparoscopique extrapéritonéal antérolatéral ou postéro-latéral. Le nombre de trocarts varie avec la pathologie : trois pour les hernies discales thoraciques, trois à quatre pour une excision corporéale avec greffe, cinq à six pour les tumeurs et scoliose ; la répartition de ces trocarts permet d'avoir une zone d'action étendue pour l'excision, la reconstruction et la stabilisation rachidienne.
Thoracoscopie et voies d'abord - Endoscopie du rachis
Pages : 70 à 76

Abord rachidien par thoracoscopie gauche

Auteurs : J.C. LE HUEC J. MAGENDIE E. LESPRIT

Résumé : L'abord du rachis thoracique par thoracoscopie gauche est indiqué pour la libération des scolioses à convexité gauche, les hernies discales thoraciques gauches et l'exérèse de certaines lésions osseuses costales ou vertébrales. L'abord du côté gauche est identique à celui du côté droit. Il faut être prudent lors de la mise en place du premier trocart car la masse cardiaque peut être très proche de la plèvre pariétale. L'aorte devient médiane à partir de la septième ou de la huitième vertèbre dorsale et est peu gênante pour effectuer les gestes orthopédiques sur les disques ou corps vertébraux sous-jacents. L'artère d'Adamskiewics naît préférentiellement du côté gauche, au niveau de la neuvième ou de la dixième vertèbre. Cependant, si on prend la précaution de lier les pédicules intercostaux au niveau du milieu de la vertèbre en utilisant soit des clips, soit une coagulation bipolaire, il n'y a aucun risque de lésion de l'artère nourricière. En effet, les anastomoses de cette artère se réalisent toujours à l'entrée du foramen. Il faut cependant être prudent en cas de chirurgie pour tumeur. L'abord de la vertèbre L1 pour corporectomie dans le cadre des fractures est facilité du côté gauche car les insertions du pilier du diaphragme se font essentiellement à partir de L2. Dans notre expérience, l'abord thoracique gauche n'a pas engendré de complication particulière. Cependant, l'abord thoracique gauche est fortement déconseillé pour la partie supérieure du rachis thoracique, du fait de la présence de la crosse de l'aorte.
Abord rachidien - Thoracoscopie
Pages : 77 à 79

Traitement des métastases thoraciques par thoracoscopie. Technique et résultats

Auteurs : P. MANGIONE

Résumé : Le traitement chirurgical des métastases thoraciques par thoracoscopie est techniquement réalisable, avec des résultats comparables à ceux des voies antérieures ouvertes. Chez vingt patients opérés, suivis avec 24 mois de recul moyen, six étaient décédés, et quatorze encore en vie, sans douleur nécessitant la prise d'antalgiques majeurs, et sans troubles neurologiques. Les difficultés techniques étaient liées au risque hémorragique peropératoire, d'où l'intérêt de l'embolisation préopératoire systématique, et aux difficultés de reconstruction, liées à l'insuffisance du matériel actuellement existant. Les indications doivent être bien sélectionnées. Cette technique est à considérer dans des lésions secondaires corporéales isolées au niveau thoracique, responsables de douleurs intraitables, d'une menace ou d'une complication neurologique, chez des patients en bon état général, pouvant supporter l'exclusion pulmonaire.
Thoracoscopie - Métastase vertébrale - Rachis thoracique
Pages : 80 à 87

Endoscopie rétropéritonéale ou rétropérinéoscopie pour chirurgie de la colonne lombaire

Auteurs : J.C. LE HUEC J.L. HUSSON J. MAGENDIE O. LAFENETRE F. LIQUOIS D. CHAUVEAUX

Résumé : L'abord endoscopique ou vidéo-assisté du rachis lombaire permet de réaliser des arthrodèses intersomatiques ou des greffes antérieures dans le cadre des fractures. L'abord rétropéritonéal est réalisé sur un patient en décubitus dorsal ou en décubitus latéral par une courte incision en regard du niveau à atteindre. L'espace rétropéritonéal est créé après passage au travers des muscles grand oblique, petit oblique et transverse et décollement du péritoine au doigt. Cet espace est maintenu soit par insufflation de CO2, soit par mise en place de valves qui sont fixées sur les corps vertébraux adjacents de la zone à opérer. La mise en place de deux trocarts supplémentaires de part et d'autre de la première incision permet le passage de l'endoscope et de l'aspiration. En cas d'utilisation d'une technique endoscopique pure, un quatrième trocart est nécessaire pour faire passer les instruments de dissection. L'utilisation de CO2 n'a jamais été une contrainte majeure dans la pratique. La technique vidéo-assistée est un bon compromis au départ entre la voie d'abord classique et la voie d'abord endoscopique pure. Cet abord permet de préserver les ligaments longitudinaux antérieurs et postérieurs et le risque neurologique est très faible, puisque tous les instruments de travail sont utilisés dans un plan purement frontal. Les arthrodèses intersomatiques sont le plus souvent réalisées par utilisation de cages, associées à une ostéosynthèse antérieure combinée, et les fractures sont traitées par des greffons autologues ou des allogreffes associées à une ostéosynthèse. Le faible taux de complications liées à l'utilisation de cet abord mini-invasif de la colonne lombaire permet d'envisager son développement, d'autant plus que cette voie d'abord sera également possible, à l'avenir, pour la mise en place de prothèse discale.
Anesthésie - Rachis lombaire - Endoscopie rétropéritonéale - Arthrodèse
Pages : 88 à 103

Endoscopie du rachis lombaire de L2 à L5 par voie rétropéritonéale

Auteurs : P. MANGIONE F. SIMEON J. SÉNÉGAS

Résumé : Les auteurs rapportent leurs premiers cas de rétropéritonéoscopie et en décrivent la technique chirurgicale. L'abord du rachis lombaire de L2 à L5 réalisable par rétropéritonéoscopie, mais les gestes pouvant être réalisés par cette voie sont limités à la greffe intersomatique, l'ostéosynthèse complémentaire étant difficile avec cette technique. Les auteurs ont actuellement abandonné cette technique et pratiquent cette chirurgie par abord mini-invasif rétropéritonéal.
Endoscopie - Rachis lombaire - Chirurgie mini-invasive - Greffe intersomatique antérieure
Pages : 104 à 113

Arthrodèse intersomatique du rachis lombaire par voie rétropéritonéale sous contrôle vidéoscopique

Auteurs : F. de PERETTI I. HOVORKA F. DAMON P. FABIANI C. ARGENSON

Résumé : Les auteurs présentent une technique de voie d'abord rétropéritonéale vidéo-assistée pour aborder les vertèbres L3, L4 et les disques adjacents sans insufflation de CO2. Un matériel vidéochirurgical est nécessaire. L'anesthésie n'a pas de particularité. Le patient est en décubitus latéral. Le contrôle sous amplificateur de brillance est nécessaire. Une incision de 4 cm est pratiquée au niveau de la vertèbre visée, légèrement en avant. La dissection de l'espace rétropéritonéal commence par un doigt, puis est complétée par un ballon. Le caméra est introduite. L'insufflation de CO2 n'est pas utilisée. Vingt patients ont été opérés par cet abord. Sept fractures ont été greffées par greffe spongieuse, une autre par péroné. Quatre spondylodiscites, deux cals vicieux et six arthrodèses secondaires ont été opérés également. Les complications possibles sont celles de la chirurgie ouverte. L'expansion de cet abord est limitée en haut par la 12e côte, et en bas par la crête iliaque. Malgré cette technique ouverte et facile, une courbe d'apprentissage est nécessaire. Chaque moment de l'opération peut être transformé en chirurgie ouverte.
Rachis lombaire - Arthrodèse - Vidéoscopie
Pages : 114 à 119

Arthrodèse lombaire par approche rétropéritonéale endoscopique : étude comparative de deux techniques

Auteurs : J.C. LE HUEC J.L. HUSSON E. LESPRIT J.M. BOSSIS

Résumé : Cinquante-deux patients ont bénéficié d'une arthrodèse lombaire sur un niveau par voie rétropéritonéale endoscopique ou vidéo-assistée. Le recul moyen est de 25 mois, l'âge moyen de 47,5 ans. Le groupe A comporte 28 patients qui ont bénéficié de la mise en place d'une cage seule avec une obliquité entre 0 et 18 par rapport au plan frontal. Le groupe B comporte 24 patients ayant bénéficié de la mise en place d'une cage associée à une ostéosynthèse par plaque vissée (système Butterfly, Medtronic, Sofamor Danek, États-Unis). Tous les patients ont bénéficié d'un bilan clinique pré- et postopératoire comportant une évaluation du score de Prolo et du score d'Oswestry, des clichés radiographiques statiques et dynamiques ainsi qu'une IRM chez 44 patients. La durée moyenne d'intervention a été de 130 minutes et les pertes sanguines inférieures à 150 mL. La durée d'hospitalisation moyenne est de 6 j. Aucune conversion n'a été nécessaire pour tous les patients de la série. Trois patients ont présenté un syndrome post-sympathectomie et six patients une cruralgie transitoire liée à un hématome dans le muscle psoas. La mise en place de la plaque d'ostéosynthèse dans la série B n'a pas entraîné de complication spécifique. Un patient a nécessité une ablation de son matériel d'ostéosynthèse six mois après l'intervention, devant la présence d'un épanchement récidivant en avant du psoas. Aucun sepsis n'a été retrouvé. Dans la série A, 84 % des patients s'estiment satisfaits et, selon le score de Prolo, on obtient 72 % de bons et très bons résultats, 21,4 % des patients ne présentaient pas un résultat fonctionnel satisfaisant après 18 mois de suivi. Parmi ces patients, deux présentaient des signes en faveur d'un défaut de fusion intersomatique avec présence d'un liseré autour de la cage. Dans cette série, la perte de hauteur moyenne au niveau de l'espace intersomatique était de 6 % lors du dernier recueil par enfoncement des plateaux vertébraux. Dans la série B, 87,5 % des patients présentent un bon ou très bon résultat selon le score de Prolo et 96,5 % des patients s'estiment satisfaits ou très satisfaits. Seuls trois patients (12,5 %) présentent un résultat fonctionnel médiocre après 18 mois de suivi. Aucun signe indirect d'absence de fusion n'a été décelé lorsque la plaque d'ostéosynthèse était associée à la cage et aucune perte de hauteur discale n'a pu être mesurée dans cette série B. Au total, la voie d'abord rétropéritonéale endoscopique ou vidéo-assistée permet la réalisation d'une arthrodèse lombaire sur un niveau avec taux de complications très faible et un taux de fusion très élevé, à condition d'associer une plaque d'ostéosynthèse à l'arthrodèse intersomatique par cage. La mise en place d'ostéosynthèse par la même voie d'abord permet de supprimer le temps postérieur d'ostéosynthèse.
Arthrodèse lombaire - Voie rétropéritonéale endoscopique - Ostéosynthèse - Cage intersomatique
Pages : 120 à 127

Complications de l'abord rétropéritonéal par technique endoscopique

Auteurs : J.C. LE HUEC E. LESPRIT J.L. HUSSON J. MAGENDIE

Résumé : Cent quatorze cas d'abord rétropéritonéal ou d'abord vidéo-assisté sont rapportés pour réalisation de geste chirurgical au niveau de la colonne lombaire de L2 à L5, dont 85 chirurgies d'arthrodèse pour pathologie dégénérative et 21 greffes antérieures de complément pour les fractures de type Burst. Les résultats sont rapportés en complications majeures et complications mineures. Les complications majeures (0,7 %) sont représentées par une infection profonde ayant nécessité une reprise chirurgicale, les complications mineures par deux hypercapnies transitoires supérieures à 45 minutes, un iléus supérieur à 24 heures, une nécrose partielle des berges de la cicatrice cutanée et une plaie de la veine lombaire ascendante, quatre parésies transitoires du nerf crural liées à un hématome dans le muscle psoas, trois sympathectomies lombaires, une phlébite et une urticaire réactionnelle. Au total, l'ensemble des complications mineures représente 12,3 %. La comparaison par rapport aux autres séries de la littérature concernant les voies d'abord classiques permet de retrouver 31 % de complications, dont 11 % de complications majeures. Certaines séries rapportent même un taux de complications vasculaires de 15,6 à 18,4 %. L'abord chirurgical rétripéritonéal endoscopique ou vidéo-assisté permet donc une diminution du taux global des complications par trois. Le risque neurologique de la voie rétropéritonéale latérale est représenté essentiellement par les hématomes au niveau du psoas, qui peuvent engendrer une petite parésie au niveau du nerf crural, toujours régressive dans notre expérience. Aucune complication au niveau des racines et du sac dural n'a été décrite. Enfin, l'utilisation du CO2 dans les voies d'abord endoscopiques pures n'a entraîné aucune complication particulière. Ces résultats sont encourageants pour le développement de cette chirurgie moins invasive.
Arthrodèse lombaire - Rétropéritonéoscopie - Abord rétropéritonéal endoscopique
Pages : 128 à 132

Arthrodèse L5-S1 par abord transpéritonéal. Techniques de l'approche laparoscopique de l'espace intervertébral

Auteurs : J.L. BOUILLOT

Résumé : Les auteurs rappellent les règles générales de la chirurgie laparoscopique abdominale. Ils détaillent ensuite la préparation, l'installation et la réalisation de l'approche laparoscopique de l'espace intervertébral L5-S1 par abord antérieur. Les complications per- et postopératoires sont analysées ainsi que les moyens de les prévenir. Une collaboration entre chirurgien laparoscopiste viscéral et chirurgien orthopédique paraît hautement souhaitable pour réaliser en toute sécurité ce type d'intervention.
Chirurgie laparoscopique
Pages : 133 à 138

Indications et résultats des arthrodèses intersomatiques lombaires effectuées sous rétropéritonéoscopie

Auteurs : J. ALLAIN D. GOUTALLIER

Résumé : Dix patients lombo-radiculalgiques présentant un spondylolisthésis arthrosique mobile L3-L4 ou L4-L5 ont été opérés par arthrodèse intersomatique sous rétropéritonéoscopie. Après repérage radiographique, une mini-lombotomie gauche de 2 cm est réalisée en regard du disque pathologique. L'espace rétropéritonéal est ensuite disséqué au doigt puis au ballonnet et trois trocarts sont introduits dans la fosse lombaire gauche. Après insufflation de CO2, la discectomie est réalisée, les plateaux vertébraux sont avivés et une cage remplie de greffe spongieuse est vissée dans l'espace intersomatique. Le recul postopératoire est compris entre 18 et 24 mois. Aucune complication vasculaire, digestive, urologique ou neurologique n'est survenue au cours de la rétropéritonéoscopie. Une pénétration peropératoire d'une cage dans un corps vertébral ostéoporotique a imposé une conversion à ciel ouvert, durant laquelle une plaie de la veine iliaque gauche a demandé un geste de suture vasculaire. Aucune reprise chirurgicale n'a été effectuée à ce jour et aucune infection n'est apparue. La caractéristique de cette technique est la simplicité des suites postopératoires sur les plans douloureux, respiratoire, digestif et général. Une évaluation de la lombalgie et de la radiculalgie a été réalisée à l'aide d'une échelle analogique de la douleur (minimale = 0 ; maximale = 10). Le score moyen pour la radiculalgie était de 8 (de 5 à 10) en préopératoire et de 1,5 (de 0 à 3) en postopératoire. La lombalgie était en moyenne de 7 (de 5 à 10) en préopératoire et de 4,5 (de 0 à 7) en postopératoire. Le score de Beaujon préopératoire était en moyenne de 9 (de 4 à 12) pour 16 (de 14 à 19) en postopératoire. Au recul maximal, aucun déplacement secondaire frontal ou sagittal des implants n'est apparu. Il n'a pas été noté de mobilité entre les deux vertèbres arthrodésées. Sur le bilan scanographique, nous avons noté l'absence de chambre de mobilité autour des implants. L'existence d'une fusion osseuse intersomatique est néanmoins parfois difficile à affirmer en raison de la présence de la cage. La rétropéritonéoscopie est une technique d'abord mini-invasive du rachis lombaire réglée et reproductible. Elle permet la réalisation des arthrodèses intersomatiques par cage dans les spondylolisthésis arthrosiques en l'absence d'ostéoporose avancée. Cette méthode chirurgicale permet de diminuer la morbidité postopératoire des arthrodèses lombaires sans toutefois en modifier les indications.
Spondylolisthésis dégénératif - Arthrodèse intersomatique - Cage - Abord mini-invasif
Pages : 139 à 148

Stabilisation de l'étage L5-S1 par cages sous laparoscopie transpéritonéale

Auteurs : I. HOVORKA F. de PERETTI P. FABIANI F. DAMON C. ARGENSON

Résumé : L'abord laparoscopique avec insufflation de CO2 de la charnière lombosacrée permet la réalisation des arthrodèses. Le matériel utilisé est le même qu'en chirurgie abdominale. Pour les gestes orthopédiques une instrumentation adaptée est nécessaire, en particulier pour pouvoir maintenir la pression du CO2 intra-abdominal pendant l'opération. La technique est essentiellement utilisée sur l'étage L5-S1. Les indications sont les mêmes qu'en chirurgie ouverte. L'opération peut être proposée pour des patients lombalgiques d'origine discale dans l'échec du traitement médical, sans sciatalgie majeure ni déficit neurologique, avec des signes paracliniques permettant d'incriminer le disque visé avec sécurité. Le renforcement des arthrodèses postérieures dans les situations instables, et les reprises après chirurgie postérieure sont de bonnes indications à cette méthode. Le risque de l'éjaculation rétrograde chez l'homme doit être considéré. L'avantage est la diminution de la charge cicatricielle, une perte sanguine minime, la non-génération de fibrose intracanalaire, et une récupération plus rapide. Les désavantages sont la courbe d'apprentissage longue, la nécessité de l'aide d'un chirurgien laparoscopiste, le risque sexuel, et une fixation parfois insuffisante.
Rachis lombaire - Arthrodèse - Laparoscopie
Pages : 149 à 154

Intérêt d'un ancillaire double canon pour la réalisation d'arthrodèse L5-S1par laparoscopie

Auteurs : J.C. LE HUEC J. MAGENDIE J.L. POLARD J.L. HUSSON

Résumé : Les arthrodèses L5-S1 intersomatiques ont un taux de fusion élevé. L'utilisation de l'endoscopie optimise cette approche moins agressive. Pour améliorer le positionnement des cages intersomatiques, nous utilisons un système à double canon étanche. Il s'agit de la première série clinique utilisant cette instrumentation pour une arthrodèse L5-S1. Vingt patients (13 femmes et 7 hommes) souffrant de lombalgies chroniques ont bénéficié d'une stabilisation intersomatique par approche laparoscopique, habituellement en utilisant un trocart de 10 mm, deux de 5 mm et un de 30 mm. Tous les patients ont eu deux cages coniques en titane (longueur 20 ou 26 mm et diamètre 12/16 mm : Medtronic Sofamor Danek). Le grand axe de la cage était dans un plan antéro-postérieur et les deux cages étaient parallèles et centrées sur la ligne médiane en L5-S1. Les cages coniques restauraient la hauteur discale normale par distraction de l'anulus et par la forme lordosante. Les patients avaient eu une IRM préopératoire pour localiser la bifurcation des vaisseaux et les résultats cliniques ont été évalués par les scores de Prolo et Oswestry ainsi que sur les radiographies. La morbidité globale de la procédure a été très faible. Aucune complication septique ou neurologique n'est survenue, aucune éjaculation rétrograde permanente, aucune blessure majeure vasculaire, digestive ou urinaire. Un hématome du site de prélèvement de la crête iliaque a nécessité un nettoyage. Le placement du double canon a nécessité une manipulation douce des vaisseaux pour permettre l'insertion des cages. Une exposition minimale de 32 mm était nécessaire pour deux cages de 12/16 mm. Une broche de Kirschner était insérée dans le corps de L5 pour rétracter la veine iliaque gauche et l'artère iliaque droite, et éviter de blesser les vaisseaux. Les deux cages étaient strictement parallèles et dans un plan antéropostérieur dans tous les cas. La fusion était acquise après 10 mois : pas de migration, pas d'enfoncement majeur ou de pseudarthrose. Le score d'Oswestry était amélioré de 49 %. Cette étude préliminaire de 20 patients illustre la possibilité de réalisation d'une arthrodèse intersomatique utilisant un double canon par voie endoscopique, sans complication vasculaire, neurologique ou digestive peropératoire. Le double canon permet un meilleur positionnement mécanique des cages et est aussi sûr qu'un simple canon.
Cage - Laparoscopie - Lombalgie - Arthrodèse
Pages : 155 à 160

Abord du rachis lombaire antérieur extrapéritonéal vidéo-assisté

Auteurs : M. ONIMUS H. CHATAIGNER

Résumé : Les auteurs décrivent un abord médian rétropéritonéal permettant un abord antérieur du rachis lombaire. L'abord L4-L5 se fait par une incision médiane péri-ombilicale. L'abord du disque L5-S1 se fait par une incision à mi-chemin entre ombilic et pubis ou par un abord de Pfannenstiel. Le passage à la face profonde du grand droit permet de rejoindre latéralement le plan rétropéritonéal après incision du feuillet de réflexion de la gaine du grand droit. Le décollement du rétropéritoine peut se faire à l'aide d'un ballonnet de dissection. Le repérage du muscle psoas permet d'aborder le rachis par sa face antérieure. Le repérage du disque L4-L5 se fait par voie gauche au-dessus de la bifurcation aortique. Le repérage du disque L5-S1 se fait par voie droite au-dessous de la bifurcation. L'abord de la vertèbre L5 peut se faire par voie gauche au-dessus de la bifurcation et nécessite souvent une section des vaisseaux iliolombaires afin d'obtenir une meilleure mobilisation des vaisseaux iliaques. Les indications principales sont constituées par les arthrodèses intersomatiques sur discopathie dégénérative ou bien pour spondylolisthésis. Les fractures de L5 peuvent également être traitées par cet abord permettant la libération antérieure du fourreau dural et la mise en place du greffon. Les biopsies peuvent être réalisées par cet abord mais le traitement des tumeurs du rachis lombaire inférieur est plus difficile puisque les corporectomies complètes sont gênées par les vaisseaux. Certaines complications sont à redouter : les plaies veineuses par perforation de la veine iliaque primitive par un clou de l'écarteur ou par plaie du pédicule lombaire de L4 ; l'éjaculation rétrograde lors des abords du disque L5-S1 chez l'homme. Des complications mineures sont à déplorer : troubles du transit persistant, œdème du membre inférieur par irritation du système sympathique. La chirurgie antérieure du rachis lombaire vidéo-assistée permet un abord simple du rachis lombaire inférieur. Il s'agit d'un abord de chirurgie classique sans courbe d'apprentissage. La mise au point d'un ancillaire adapté a permis une diminution importante des complications liées à la voie d'abord.
Abord mini-invasif du rachis - Abord antérieur vidéo-assisté du rachis lombaire
Pages : 161 à 169

Abord antérieur rétropéritonéal minimisé du rachis de T12 à S1. Bases anatomiques et applications chirurgicales

Auteurs : J.Y. LAZENNEC S. RAMARE E. CASTEL C. LAPORTE J.P. BÉNAZET G. SAILLANT

Résumé : Les auteurs présentent un abord antérieur minimalisé extrapéritonéal permettant un accès à tous les niveaux discaux ou vertébraux de T12 à S1 ; cette approche peut être utilisée pour l'abord antérieur des cas traumatiques ou pour la fusion dans la pathologie dégénérative lombaire. Les aspects opératoires et techniques sont analysés ainsi que les résultats radiologiques en ce qui concerne la fusion et la restitution de l'équilibre sagittal. Le développement des techniques dites " mini-invasives " a conduit certains auteurs à la pratique d'abords endoscopiques dont on connaît les équipements sophistiqués, les temps opératoires et la courbe d'apprentissage ; d'autres techniques vidéo-assistées sont décrites mais seulement pour les niveaux lombaires inférieurs. L'abord antérieur extrapéritonéal minimalisé, dérivé des voies antérieures classiques rétropéritonéales, offre des avantages significatifs pour réaliser des greffes et des manœuvres de réduction à tous les niveaux du rachis lombaire sans dommage pour les muscles latéraux. Cet abord ne présente pas le risque neurologique théorique et les problèmes de saignement associés aux classiques greffes intersomatiques par voie postérieure vis-à-vis desquelles cette approche semble une alternative raisonnable et sérieuse. L'abord antérieur minimalisé extrapéritonéal permet des compléments de greffe ou de réduction d'importantes déformations en utilisant un matériel postérieur rigide ou semi-rigide ; il peut être également une solution de sauvetage (perte du capital osseux postérieur, faiblesse des greffes postérieures, infection postérieure).
Chirurgie du rachis - Techniques mini-invasives
Pages : 170 à 181

Chirurgie endoscopique dans le traitement des déformations vertébrales

Auteurs : R.D. ZELLER

Résumé : L'abord endoscopique de la cage thoracique permet de réaliser efficacement des excisions discales, qu'il s'agisse d'une libération vertébrale antérieure ou d'une épiphysiodèse vertébrale antérieure. La vision directe que procure le système endoscopique permet de contrôler plus facilement ces gestes d'excision et d'avivement vertébral que dans un abord classique par thoracotomie. La réalisation d'une correction chirurgicale complète d'une scoliose thoracique avec arthrodèse et instrumentation vertébrale antérieure est maintenant possible par voie endoscopique. La complexité technique d'une telle intervention restreint pour l'instant son champ d'application. Les résultats postopératoires sont prometteurs, mais le recul à long terme est encore insuffisant. Le chirurgien désireux de réaliser ces techniques endoscopiques devra avoir acquis au préalable de solides connaissances concernant la chirurgie rachidienne par voie antérieure classique. De plus, une formation approfondie concernant les principes de la chirurgie endoscopique est indispensable avant de réaliser ses premières interventions rachidiennes par voie endoscopique.
Arthrodèse vertébrale antérieure - Scoliose - Thoracoscopie
Pages : 182 à 189

 

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