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QUELQUES CHIFFRES (ETUDE SOFCOT / EVAL)
La Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT) a fait réaliser, en juin 1999, une étude d’évaluation de l’état ostéo-articulaire de la population française, de ses recours à la chirurgie orthopédique et de sa perception de la discipline.
Les objectifs spécifiques de l’étude ont été :
- estimer la fréquence des troubles ostéo-articulaires déclarés dans la population adulte française ;
- déterminer les modalités de recours à la chirurgie orthopédique ;
- apprécier le degré de satisfaction des personnes ayant eu recours à la chirurgie orthopédique ;
- évaluer le niveau de connaissance de la population française concernant la spécialité orthopédique.
L’enquête a été réalisée auprès de 2100 personnes âgées de plus de 18 ans dont 1000 personnes âgées de 18 à 60 ans, 1000 âgées de plus de 60 ans et 100 vivant en institutions d’hébergement.
Fréquence des problèmes ostéo-articulaires déclarés par les Français et causes perçues
- 45 % des personnes de plus de 18 ans déclarent avoir eu au moins un problème ostéo-articulaire dans leur vie (65 % chez les femmes de plus de 60 ans). Cela représente pour la France 20 millions de personnes concernées, dont 7 millions d’hommes de moins de 60 ans.
- Les localisations les plus fréquentes pour le dernier problème ostéo-articulaire sont :
Pour tous, le dos et la colonne vertébrale (40 % soit 8 millions de personnes), puis les genoux (25 %, soit 5 millions de personnes)
Puis, pour les moins de 60 ans : les chevilles (19 %), et les épaules (13 %)
Et pour les plus de 60 ans, les hanches et le col du fémur (17 %), les épaules (15 %), et les mains (14 %).
En institutions pour les personnes âgées, les problèmes de hanches et de col du fémur prédominent (36 %).
La cause déclarée du dernier problème ostéo-articulaire est variable selon l’âge, le sexe et l’institution.
La traumatologie concerne 32 % des personnes de plus de 18 ans en France, soit 6,4 millions de personnes, les problèmes de sciatique et d’arthrose vertébrale 24 %, soit 4,7 millions, et l’arthrose périphérique et les rhumatismes inflammatoires 19 % soit 3,9 millions.
Fréquence des interventions orthopédiques ?
12 % des personnes ont eu, au cours de leur vie, au moins une intervention pour un problème ostéo-articulaire, soit 5,4 millions de personnes.
Le taux d’intervention est variable selon la cause, la localisation et l’âge :
- pour les fractures, il est d’environ 40 % et seulement 10 % pour les entorses ;
- pour les sciatiques et les arthroses vertébrales, 8 % avant 60 ans et 12 % après 60 ans, hors institution ;
- pour l’arthrose périphérique, 10 % avant 60 ans et 23 % après 60 ans ;
- pour les tumeurs, 40 % ;
- pour les moins de 60 ans, la jambe est la localisation entraînant le plus souvent une intervention ( 35 %), suivie du genou (24 %) ;
- pour les plus de 60 ans hors institution, c’est la hanche avec 41 %.
Au total, les dix interventions les plus fréquentes (pour le dernier problème ostéo-articulaire) sont : les genoux ; le dos, la colonne vertébrale ; les haches le col du fémur ; les jambes, le tibia, le péroné ; les chevilles ; les épaules ; les pieds ; les poignets ; les mains ; les bras.
Hors traumatologie, 76 % des personnes estiment avoir eu une amélioration de leur qualité de vie après l’intervention (83 %, si l’intervention a été réalisée par un orthopédiste).
Reconnaissance de la spécialité orthopédique
Le chirurgien orthopédiste est systématiquement jugé par plus de 90 % des personnes comme compétent pour faire les différents actes proposés.
Le chirurgien généraliste est lui jugé compétent (environ 70 % des personnes) pour poser un plâtre ou opérer en urgence, mais moins souvent pour opérer une fracture ( 30 à 50 % des personnes), ou pour poser une prothèse (14 à 30 % des personnes).
En ce qui concerne le nombre d’années d’études nécessaires pour être chirurgien orthopédiste, une grosse moitié des personnes parle de huit années au moins, un tiers de plus de 9 ou 10 ans et seulement 10 % des personnes évoquent 12 ou 13 années d’études.
LA SOCIETE FRANÇAISE DE CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE : SOFCOT
La Société française d'orthopédie et de traumatologie a été fondée le 6 mars 1918. Elle est devenue, le 1er janvier 1968, la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique.
La Société organise son congrès une fois par an en novembre à Paris.
La Société " a pour objet de promouvoir et de développer la connaissance de la Chirurgie Orthopédique et Traumatologique par tous les moyens, notamment en organisant des congrès et autres réunions scientifiques, ainsi que des manifestations d'Enseignement post-universitaires et en établissant des liens scientifiques entre les chirurgiens spécialisés en orthopédie et traumatologie ".
Ainsi, la Société organise non seulement ses propres congrès, mais se fait fort d'envoyer des représentants aux divers congrès organisés de par le monde par les Sociétés partageant les mêmes buts. Elle aide aussi les " Sociétés-filles " à organiser leurs congrès et symposiums.
Organisation
Comme toute association ou société, la SO.F.C.O.T est administrée par un Bureau composé de l'ancien président, du président, de deux vice-présidents, d'un secrétaire général, d'un secrétaire général adjoint, du trésorier, du trésorier adjoint, de quatre membres provinciaux et d'un membre titulaire étranger, soit 13 personnes.
En plus du bureau, existent diverses Commissions permanentes : une commission de titularisation chargée d'étudier les demandes des membres associés ; un centre de documentation ; des commissions de recherche qui ont des missions d'information, de représentation de la Société ; une commission socioprofessionnelle ; une commission RCO-SO.F.C.O.T. qui regroupe des membres du Bureau et des membres du Comité de rédaction de la Revue de Chirurgie Orthopédique ; un Comité des anciens présidents qui donne au Bureau un avis consultatif dans des domaines aussi variés que l'éthique, la science, les relations avec les autres sociétés ou les publications.
La SO.F.C.O.T. participe à des échanges de formation avec l'étranger.
Dans le cadre d'échanges avec le Canada, peuvent être réalisés des stages ; tous les deux ans la France, la Belgique et la Suisse accueillent deux boursiers canadiens alors que le Canada francophone accueille un boursier français et un boursier suisse ou belge en alternance.
La SO.F.C.O.T. a attribué, en 1999, 14 bourses de voyage, sept chirurgiens étrangers ont ainsi pu se rendre en France et sept chirurgiens français ont pu partir aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie et au Japon. Trois bourses ont été attribuées dans le but d'aider de jeunes chirurgiens étrangers à assister au Congrès.
En 2000, six étrangers sont venus en France, un Russe, un Koweïtien, un Américain, un Argentin, un Brésilien et un Canadien alors que quatre Français se sont rendus au Canada et en Argentine, signe que la France reste une référence dans la discipline.
En 2001, dix bourses de 3 000 F chacune avec inscription gratuite au Congrès annuel de la SO.F.C.OT. seront attribuées à de jeunes chirurgiens orthopédistes étrangers.
La SO.F.C.O.T et les autres sociétés d'orthopédie.
- La SO.F.C.O.T est en relation avec le GRECO (Groupement pour la recherche en chirurgie orthopédique), devenu Société française de recherche en chirurgie orthopédique et traumatologique en 1991. Le GRECO est, depuis 1998, considéré comme une société fille de la SO.F.C.O.T, à ce titre, il organise un Congrès la veille du Congrès de novembre, le jour des spécialités.
- L'INSERM établit un annuaire international de la recherche orthopédique. En novembre 1999, lors du Congrès, l'INSERM et la SO.F.C.O.T. ont pu proposer une conférence sur " l'intérêt des facteurs de croissance dans la réparation osseuse ".
- La SO.F.C.O.T. parraine la section française du WOC (World Orthopaedic Concern).
- La SO.F.C.O.T. est présente au sein de la SICOT (Société internationale de chirurgie orthopédique et traumatologique) dont la France est l'un des pays fondateurs. La SO.F.C.O.T. tient à être présente lors des Congrès organisés par la SICOT car c'est un signe de sa bonne santé et de son dynamisme. Une présence au niveau international témoigne aussi du poids de la SO.F.C.O.T. dans le monde de l'orthopédie.
- La SO.F.C.O.T. se réunit aussi régulièrement avec l'Académie Nationale de Chirurgie. Les thèmes évoqués sont ceux qui intéressent cette spécialité. Ils sont aussi l'occasion pour l'Académie de présenter les progrès en chirurgie applicables à l'orthopédie.
- Signalons aussi que la SO.F.C.O.T. travaille régulièrement avec l'AOLF (Association des orthopédistes de langue française), l'ERASS (European Rhumatoid Arthritis Surgical Society), l'EFORT (Fédération des sociétés d'orthopédie européennes) ainsi qu'avec l'AFJO (Association France-Japon d'orthopédie).
- Une convention a été signée, en 1997, entre la SO.F.C.OT. et l'APCORT (Association des publications en chirurgie orthopédique et traumatologique), dans laquelle la SO.F.C.O.T délègue à l'APCORT la mission de faire publier les travaux scientifiques et pédagogiques réalisés sous son égide ainsi que les informations ayant trait à la vie de la Société. Depuis lors un CD-ROM est mis en vente, qui regroupe l'ensemble des publications de la Société depuis six à huit ans.
Les réunions scientifiques
Lors des congrès annuels de la Société, divers sujets d’orthopédie ou de traumatologie sont étudiés lors de séances solennelles ou de tables rondes. Des conférences d’enseignement libres d’accès sont également orgainsées ainsi qu’une demi-journée réservée aux infirmiers(ères) de bloc opératoire.
Le congrès a regroupé 2655 chirurgiens, dont 604 étrangers et 805 infirmiers (ères).
Un séminaire sur les urgences a été organisé en collaboration avec le Syndicat et le Collège ainsi que 189 communications pour les adultes et 21 communications pédiatriques.
Congrès de novembre 2001, 2002 et 2003
Les deux thèmes en novembre 2001 seront " les reprises de prothèses totales de hanches infectées " et " les traumatismes récents du rachis cervical inférieur ".
En 2002, seront traités " les fractures du sujet très âgé " en traumatologie et la " Chirurgie de l'avant-pied " en orthopédie.
En 2003, le symposium de traumatologie aura pour sujet : " fractures de la diaphyse humérale ".
Les Commissions
Il existe à côté du bureau de la Société un certain nombre de commissions statutaires. Chaque année, la SO.F.C.O.T. crée de nouvelles commissions destinées à maintenir ses membres à la pointe du progrès et en phase avec les préoccupations du monde moderne.
En 1999, une commission juridique est mise en place pour conseiller et assister les membres de la SO.F.C.O.T. La même année la Commission nationale de matério-vigilance, organisme ministériel, sollicite la SO.F.C.O.T. qui se dote d'un groupe matério-vigilance qui donnera son avis sur l'opportunité de mettre en place des enquêtes. Cette commission est le GEDIM (Groupe d'étude des dispositifs médicaux de la SO.F.C.O.T.).
Le GESTO fonctionne en jouant un rôle d'interface avec l'Etablissement français des greffes.
Les organes de communication
La Revue de Chirurgie Orthopédique (RCO)
Editée par Masson, elle permet aux spécialistes, de manière bitrimestrielle, de suivre l'actualité de la discipline. La RCO publie des mémoires originaux portant sur des sujets cliniques ou de recherche fondamentale intéressant l'orthopédie, des faits cliniques relatant des observations rares et démonstratives, des notes de technique présentant des innovations en matière d'interventions ou de matériel, des mises au point ou revues générales, des lettres à la Rédaction émanant des lecteurs à propos d'articles précédemment publiés. Elle publie également les comptes rendus des travaux des Sociétés scientifiques liées à l'Orthopédie (GRECO, AOLF, GETO, etc…)
Chaque année, deux numéros spéciaux sont consacrés aux travaux présentés lors des réunions scientifiques de la SOFCOT.
Les références bibliographiques ainsi que celles renvoyant au CD-ROM annuellement publié et mis à jour par la SOFCOT comme celles renvoyant au site Internet de celle-ci démontrent l'étendue des possibilités permettant aux chirurgiens orthopédiques de faire que leur spécialité reste à la pointe.
C'est là un aspect majeur de la RCO puisqu'à l'exception des travaux ou comptes-rendus de sociétés, les mémoires originaux, notes de technique, faits cliniques, ne doivent avoir fait l'objet d'aucune publication antérieure, renforçant là encore, si besoin était, la mission et la vocation expertes de cette revue.
Accessible au grand public à ses membres, il regroupe l'essentiel des informations ayant trait à la chirurgie orthopédique, qu'il s'agisse de bibliographie, des thèmes que regroupe la spécialité ou bien encore de l'actualité.
B.O.F.
Le Bulletin des orthopédistes francophones est l'organe de liaison édité par la SO.F.C.O.T.
C'est un trimestriel qui contient toutes les informations dont peuvent avoir besoin les membres de la Société. Des dernières avancées techniques aux réunions scientifiques, des congrès des Sociétés associées aux communiqués des syndicats de chirurgiens orthopédiques en passant par les réunions d'anciens élèves, tout est dans le B.O.F..
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